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Mauritanie

DEUX ANTI-ESCLAVAGISTES MAURITANIENS LIBÉRÉS !

Après 743 jours de prison dont plus d'un an dans le désert du Sahara, à plus de 1 200 km de Nouakchott où se trouvent leurs proches, Moussa Biram et Abdallahi Mattalah sont libres !

Après leur libération, Moussa Biram et Abdallahi Mattalah ont adressé leurs remerciements aux membres d’Amnistie internationale :

À vous membres d'Amnistie internationale, merci pour votre soutien, vos messages de solidarité et votre mobilisation pendant ces deux années de détention. Votre soutien m'a fait sentir que nous ne sommes pas seuls dans notre lutte pour la justice en Mauritanie.

Abdallahi Mattalah

Je voudrais exprimer ma gratitude à chacun des membres d'Amnistie, merci pour votre travail extraordinaire pour la libération des activistes anti-esclavagistes en Mauritanie. Merci de votre combat contre l'injustice, nous sommes fiers de votre travail.

Moussa Biram

CONTRE L’ESCLAVAGE

Moussa Biram et Abdallahi Mattalah appartiennent tous deux à l’organisation anti-esclavagiste Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA).

Cette organisation lutte de façon pacifique pour promouvoir l’égalité parmi les communautés culturelles et dénoncer le système esclavagiste qui perdure en Mauritanie.

1% de la population mauritanienne serait encore en situation d’esclavage.

Moussa et Abdellahi sont innocents et n’auraient jamais dû être déclarés coupables. Ils ont été pris pour cible, réduits au silence et punis du fait de leur militantisme contre l’esclavage, l’état mauritanien ne voulant pas reconnaître que l’esclavage existe toujours.

UNE RÉPRESSION IMPLACABLE

Moussa et Abdallahi, ainsi que 11 autres membres de l’IRA, ont été arrêtés suite à une manifestation organisée par d’anciens esclaves et descendants d’esclave.

Cette manifestation était organisée en résistance à une expulsion forcée de cette communauté. Cependant, preuve à l’appui, aucun des 13 membres de l’IRA n’a participé à cette manifestation.

Ils ont été condamnés le 18 août 2016 par la Cour pénale de Nouakchott pour incitation à des émeutes et à une rébellion violente, aucune preuve de ces crimes n’ayant été produite lors de leur procès.

 

Mis à jour le lundi, 22 octobre 2018