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Le scandale de l'huile de palme

Travailleur huile de palme
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De grandes marques tirent profit de l’exploitation des ouvriers

Certaines des entreprises les plus connues du monde vendent des aliments, des produits cosmétiques et d’autres produits contenant de l’huile de palme en provenance de plantations indonésiennes où les ouvriers et les ouvrières subissent des atteintes graves à leurs droits.

La société Wilmar International Limited (Wilmar) contrôle plus de 43 % du commerce mondial de l’huile de palme, qu’elle vend à des grandes marques de biens de consommation courante. Amnesty International a identifié plusieurs atteintes aux droits des personnes travaillant sur les plantations gérées par des filiales et des fournisseurs de Wilmar en Indonésie. Ces violations incluent les pires formes de travail des enfants, le travail forcé, des discriminations à l’égard des ouvrières ; des personnes sont payées en deçà du salaire minimum, et des personnes travaillant sur les plantations souffrent des effets de produits chimiques. Certaines de ces atteintes aux droits fondamentaux constituent des infractions aux termes de la législation indonésienne, qui n’est pas suffisamment mise en application.

En dépit de ces graves irrégularités, l’huile de palme en provenance d’un grand nombre de ces plantations continue d’être certifiée par la Table ronde pour l’huile de palme durable (RSPO), dont le fonctionnement est déficient. Les compagnies qui achètent cette huile de palme affirment aux consommateurs que leurs produits ont été fabriqués à base d’une huile de palme « durable ».

Amnesty International demande que soit menée une véritable révision de la manière dont l’industrie de l’huile de palme fonctionne. Les entreprises doivent cesser de s’appuyer sur des approches complaisantes. Elles doivent ouvrir des enquêtes sur les atteintes aux droits fondamentaux commises tout au long de la chaîne de production, et y remédier.

Amnesty International demande également au gouvernement indonésien de renforcer la mise en application de son droit du travail, d’enquêter sur les abus que l’organisation a mis en évidence et d’engager des poursuites lorsque des éléments attestent que des infractions ont été commises.

Mis à jour le mardi, 9 mai 2017