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A vos plumes
Colombie

Écrire des lettres de solidarité aux défenseur.es des droits humains en Colombie

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Agissez avant 
le 31 décembre 2020
Date de debut de l'action 
le 05 mai 2020
Contexte 

En réaction à l’épidémie de la COVID-19, les gouvernements du monde entier ont mis en œuvre des mesures préventives pour éviter la propagation de la pandémie. En Colombie, cette situation ne fait qu’accroître les risques pour les défenseur.es des droits humains et pour celles et ceux qui défendent courageusement notre planète et notre environnement.

En raison des restrictions imposées par le gouvernement colombien pour arrêter la propagation de la COVID-19, les défenseur.es menacé.es ne peuvent plus se déplacer d'un endroit à l'autre en quête de sécurité. Les attaquants savent où trouver leurs cibles. De plus, certaines mesures de protection précédemment offertes par l’État aux défenseur.es des droits humains ont été réduites. L’Unité nationale de protection (UNP) a réduit le nombre d'escortes d'au moins deux défenseurs et a cessé ses patrouilles de nuit.

Depuis que le président Iván Duque a déclaré une quarantaine nationale le 24 mars, au moins 14 défenseur.es des droits humains ont été tué.es; trois d’entre eux alors qu’ils se conformaient à l’ordre du gouvernement de rester chez eux.

Les mesures contre la COVID-19 ne doivent pas être une excuse pour négliger la protection de celles et ceux qui font entendre leur voix pour dénoncer les violations de nos droits, notre oxygène et notre environnement. À un moment où certains de nos droits ont été restreints dans le but de protéger la santé, le travail des défenseur.es est plus que jamais nécessaire afin de dénoncer les violations des droits. Les défenseur.es des droits humains sont ceux et celles qui veillent à ce que tous les secteurs de la société soient inclus et que personne ne soit laissé pour compte dans les efforts de réponse à la COVID-19. Les États doivent reconnaître qu’ils effectuent un travail essentiel en période de crise.

Malgré la distanciation sociale, la solidarité n'est pas en quarantaine. En ces temps difficiles, nous devons nous unir les uns les autres. Il est temps d'élever nos voix et de nous connecter de nouvelles façons, afin de rappeler aux défenseur.es des droits humains que nous les soutenons. En cette période particulièrement éprouvante, nous devons aussi rappeler au gouvernement colombien son obligation de protéger ceux qui nous protègent.

Mis à jour le mardi, 5 mai 2020