• 11 fév 2026
  • International
  • Communiqué de presse

Conférence de Munich sur la sécurité. La secrétaire générale d'Amnistie internationale alerte sur le fait que les atteintes au droit international compromettent la sécurité mondiale

La secrétaire générale d'Amnistie internationale, Agnès Callamard, assistera à la Conférence de Munich sur la sécurité, du 13 au 15 février, où elle sera disponible pour des interviews et demandera aux dirigeant·e·s mondiaux et autres hauts responsables de s’opposer collectivement aux attaques prédatrices visant le droit international, qui compromettent fortement la sécurité mondiale.

« Il est d’ores et déjà clair que 2026 sera une année marquée par d'immenses défis en matière de sécurité mondiale. L’acte d’agression mené par le gouvernement de Donald Trump contre le Venezuela et ses menaces répétées d'intervention militaire en Colombie, au Groenland, en Iran et au Mexique dénotent une approche de la politique étrangère fondée sur la loi du plus fort et un mépris total pour le droit international. Dans le même temps, Israël refuse de mettre fin au génocide des Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée, malgré le cessez-le-feu censé être en vigueur, et la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine s'apprête à entrer dans sa cinquième année, sans perspective de voir cesser les attaques illégales que subit la population civile ukrainienne, a déclaré Agnès Callamard.

« Ce n'est pas le moment pour les États d'imiter, d'apaiser ou de capituler face aux tyrans. Les agressions militaires et les actes d’intimidation économiques de certains États, associés à la complicité et à la lâcheté de nombreux autres, ébranlent l'ordre multilatéral fondé sur des règles. Faut-il pour autant en conlure qu'il s'agissait ou qu'il s'agit d'une illusion ? Certainement pas. Pas plus que nous devrions renoncer aux principes qui le sous-tendent. La sécurité de milliards de personnes à travers le monde dépend de notre capacité à faire vivre l'esprit de l'après-Seconde Guerre mondiale et à renforcer le droit international et les protections relatives aux droits humains. Ce qui suppose notamment de réformer les règles régissant le droit de veto et la composition du Conseil de sécurité des Nations unies, de protéger des instances comme la Cour pénale internationale et de repenser le système juridique international afin de l'adapter aux réalités du monde tumultueux d'aujourd'hui.

« Les dirigeant·e·s mondiaux doivent faire preuve de courage et saisir l'occasion offerte par des forums tels que la Conférence de Munich sur la sécurité pour organiser une résistance collective face aux atteintes au droit international qui nous mettent tous en danger. Il faut en finir avec les intimidations. L'humanité doit triompher. » 

Informations à destination des journalistes

Des centaines de décideur·euse·s et de leaders d'opinion du monde entier se réuniront pour discuter des défis en matière de politique de sécurité à l’occasion de la 62e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité, qui se tiendra du 13 au 15 février 2026. Agnès Callamard sera disponible pour des interviews avec les médias sur diverses questions relatives aux droits humains, notamment : 

  • L'importance de revendiquer et de revitaliser le multilatéralisme et l'ordre fondé sur des règles
  • Le projet européen et le rôle de l’UE dans le climat actuel
  • Le génocide des Palestinien·ne·s commis par Israël à Gaza
  • L’action militaire menée par les États-Unis au Venezuela et ses menaces à l’égard du Groenland et d’autres pays
  • La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine
  • Les conflits au Soudan, en République démocratique du Congo et au Myanmar
  • Les conséquences en termes de sécurité des nouvelles technologies et des systèmes d’armes autonomes

Agnès Callamard est une experte internationale des droits humains. Fervente défenseure de la liberté d’expression, militante féministe et anti-raciste, elle a été au premier plan d’initiatives internationales visant à faire face à certains des plus grands défis de notre temps en matière de droits humains. Elle a été nommée secrétaire générale d’Amnistie internationale en 2021.