• 7 déc 2023
  • Canada
  • Communiqué de presse

Le 9 décembre 2023, participez à notre Marathon d’écriture en faveur des droits humains !

Le samedi 9 décembre de 11h à 18h à la Maison du développement durable de Montréal, Amnistie internationale Canada francophone organise son Marathon d’écriture annuel dans le cadre de sa campagne phare Écrire, ça libère ! Venez vous joindre à nous pour un moment de solidarité et de partage !

À l’occasion de la Journée internationale des droits humains, marquant cette année le 75e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Amnistie internationale organise son traditionnel Marathon d'écriture. La campagne Écrire, ça libère ! permet chaque année de mettre en place diverses actions pour soutenir dix personnes dont les droits sont bafoués à travers le monde : signature de pétitions, envoi de courriels aux gouvernements, etc. Lors du Marathon, les gens écriront des cartes de solidarité et d’espoir aux dix personnes mise de l’avant par Amnistie internationale cette année, afin de les encourager et de les soutenir. Tout au long de la journée, nous nous retrouverons, papier et crayon à la main, autour d’une cause commune : celle de rendre justice.

Lors de l'événement, qui se veut avant tout festif, plusieurs personnalités et artistes engagés donneront diverses performances. Les enfants ne seront pas en reste, puisque des animations et du maquillage seront offerts ! Le collectif Femme, Vie, Liberté Montréal sera également présent et tiendra un stand d’information. Enfin, il vous sera possible de passer à l’action sur vos réseaux sociaux en faveur d’un cessez-le-feu en Israël et Territoires palestiniens occupés, en partageant une photo prise dans notre cabine photo Amnistie internationale !

En 2023, Amnistie réclame justice pour 10 personnes et groupes qui font preuve de courage pour défendre leurs droits. Parmi eux, les défenseur·e·s Wet’suwet’en du droit à la terre, criminalisés et harcelés par la Gendarmerie royale du Canada pour leur opposition à la construction d’un gazoduc sur leur territoire ancestral non cédé en Colombie Britannique. Malgré leur résistance, la construction du gazoduc se poursuit sans le consentement préalable, libre et éclairé des chefs héréditaires. Neuf défenseur·e·s de la terre sont actuellement poursuivis en justice pour avoir prétendument désobéi à un ordre d'injonction de se tenir à l'écart des chantiers de construction du gazoduc, bien que ceux-ci soient situés sur le territoire ancestral non cédé de la nation. S'ils sont reconnus coupables, ils pourraient être condamnés à une peine de prison.

Amnistie internationale représente aussi Rocky Myers, un homme noir étatsunien présentant une déficience intellectuelle. En 1991, une femme âgée est tuée dans son quartier. Sans aucun élément de preuve, et au milieu de témoignages entachés d’incohérences et d’allégations de pression policière, Rocky a été déclaré coupable de ce crime par un jury composé majoritairement de personnes blanches et condamné à mort par le juge. Il est donc emprisonné depuis plus de 30 ans dans le quartier des condamnés [MC1] à mort en Alabama, et son seul espoir est que la gouverneure de l’Alabama le gracie.

Chaima Issa, a été l’une des premières à s’élever publiquement contre le président tunisien Kaïs Saïed lorsque, en juillet 2021, ce dernier a invoqué des pouvoirs d’exception pour suspendre le Parlement, limoger le chef du gouvernement et prendre le contrôle exécutif du pays. Depuis cette prise de pouvoir, la situation des droits humains en Tunisie est plus fragile que jamais. Chaima a été arrêtée le 22 février 2023, puis libérée le 13 juillet, mais elle demeure sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire et d’« apparaître dans les espaces publics », et encourt des dizaines d’années d’emprisonnement pour avoir exprimé pacifiquement son opinion.

Pour Chaima, Rocky et pour les défenseur·e·s Wetsuwet’en, l’espoir est placé en partie entre nos mains. Découvrez plus en détails les histoires des dix groupes et personnes représentés sur le site d’Amnistie internationale.

UNE CAMPAGNE QUI A DU SUCCÈS

Écrire des lettres permet réellement d’apporter des changements pour les personnes dont le cas est mis en avant par Écrire, ça libère ! Depuis 2000, 127 personnes ont été libérées. En 2022, plus de 5,3 millions d’actions et de messages ont été envoyés et cela a eu des répercussions concrètes : 

  • Au Zimbabwe, après avoir été enlevées, battues, agressées sexuellement et emprisonnées pour avoir manifesté pacifiquement en 2020, Cecillia Chimbiri et Joanah Mamombe ont été libérées.
  • Au Guatemala, le défenseur de la terre Bernardo Caal Xol a été libéré après plus de quatre ans de détention. 
  • Au Soudan du Sud, Magai Matiop Ngong, condamné à mort, a été libéré au motif qu’il était mineur au moment des faits qui lui étaient reprochés.

Vous ne pouvez pas vous déplacer à la Maison du développement durable ? Pas de souci, Amnistie a pensé à vous : rejoignez un Marathon d’écriture plus proche de chez vous, ou passez à l’action en ligne sur amnistie.ca !