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Communiqué 
international
Égypte

Nommer l’Égypte pour codiriger l’examen de la Stratégie antiterroriste mondiale aura des conséquences catastrophiques pour les droits humains

En réaction à l’annonce selon laquelle l’Égypte est nommée pour codiriger l’examen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies, Simon Crowther, conseiller juridique à Amnistie internationale, a déclaré :

« Cette décision place l’Égypte – un pays au bilan désastreux en termes de droits humains, et ce depuis longtemps – dans une position parfaite pour supprimer de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies les dispositions protégeant les droits fondamentaux des citoyens. Cela aurait des conséquences catastrophiques.

« Cette nomination s’inscrit dans le cadre des tentatives persistantes de l’Égypte d’affaiblir systématiquement les protections des droits humains au niveau de l’ONU, notamment via des manœuvres récurrentes visant à atténuer et déformer la capacité des experts de l’ONU à faire leur travail.

« On peut comprendre l’ampleur de la menace que cela représente simplement en examinant le bilan désastreux de l’Égypte en termes de droits humains. Les autorités invoquent régulièrement comme prétexte les pouvoirs en matière de lutte contre le terrorisme pour détenir de manière arbitraire des milliers d’opposants politiques, les soumettre à des disparitions forcées et des actes de torture et bafouer leur droit à un procès équitable, et persécuter les défenseurs des droits humains, notamment en leur infligeant des représailles lorsqu’ils interagissent avec les Nations unies. »

Complément d’information

Le 21 novembre 2019, l’Égypte et l’Espagne ont été choisies pour codiriger l’examen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies.

La semaine prochaine, le 27 novembre, Amnistie internationale publiera un rapport décrivant comment le service du procureur général de la sûreté de l'État se sert abusivement de la législation antiterroriste pour poursuivre en justice des milliers de détracteurs pacifiques et bafouer leur droit à un procès équitable.

Mis à jour le lundi, 25 novembre 2019