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Communiqué 
international
Érythrée

L’envoyé des États-Unis doit demander que les mesures nécessaires soient prises au sujet des détentions arbitraires

Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens.

Le secrétaire d'État adjoint aux Affaires africaines, Tibor Nagy, doit demander la libération de toutes les personnes détenues de façon arbitraire alors qu’elles n’ont fait qu’exercer leur droit à la liberté d'expression et de religion, notamment Ciham Ali, qui a également la nationalité américaine, lors de sa visite en Érythrée ces prochains jours, a déclaré Amnistie internationale.

Ciham Ali a été arrêtée en 2012, quand elle avait 15 ans, pour avoir tenté de quitter le pays en violation de la politique de l’Érythrée sur le service national. Elle est depuis détenue au secret et sa famille ne l’a pas revue et n’a plus de nouvelles d’elle.

« Le secrétaire d'État adjoint aux Affaires africaines Tibor Nagy a souligné qu’il est urgent de régler le problème du triste bilan de l’Érythrée en matière de droits humains. Cette visite lui offre une parfaite occasion de le faire, a déclaré Joan Nyanyuki, directrice régionale d'Amnistie internationale pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs.

« Il doit placer en tête de ses préoccupations le nombre très inquiétant de prisonniers d'opinions que compte le pays, ces personnes étant détenues de façon arbitraire uniquement pour avoir exprimé leurs opinions. Plusieurs milliers de personnes comme Ciham Ali sont maintenues derrière les barreaux en Érythrée sans qu’elles aient jamais été inculpées ou jugées pour une quelconque infraction, mais uniquement parce qu’elles ont exercé leurs droits humains.

« Au cours des six dernières années, Ciham a été volée à ses parents. Ils n’ont cependant pas perdu l’espoir de la revoir un jour. Tibor Nagy doit immédiatement faire les démarches nécessaires pour que soient libérées immédiatement et sans condition Ciham et toutes les autres personnes détenues à travers le pays uniquement parce qu’elles ont exercé leurs droits humains. »

Le secrétaire d'État adjoint aux Affaires africaines Tibor Nagy doit également demander aux autorités érythréennes de mettre fin à la pratique de la conscription pour une durée indéterminée dans le cadre du service national obligatoire, et de rendre à la vie civile dans les meilleurs délais les personnes ayant servi pendant une période excédant les 18 mois prévus par la loi. Il doit également rappeler aux autorités de veiller à ce que le système du service national prévoie l’objection de conscience, qui comprend la possibilité d’accomplir une autre forme de service approprié et n’ayant pas un caractère punitif.

Mis à jour le vendredi, 30 novembre 2018