• 2 juin 2026
  • Canada
  • Communiqué de presse

Crise du logement à Manawan : Le chef Sipi Flamand interpelle directement le premier ministre Mark Carney et exige le respect de l'autodétermination

Le Conseil des Atikamekw de Manawan et Amnistie internationale Canada francophone unissent leurs voix pour presser le gouvernement fédéral d'agir face à l'urgence humanitaire qui sévit dans la communauté.

Sipi Flamand, chef du Conseil des Atikamekw de Manawan, a remis en main propre le rapport accablant sur la crise du logement au premier ministre du Canada, Mark Carney. Ce geste fort place le gouvernement canadien devant ses responsabilités directes vis-à-vis des conditions de vie inacceptables et du surpeuplement chronique qui violent les droits fondamentaux des membres de la communauté.

L’autodétermination au cœur de la solution

Le Conseil des Atikamekw de Manawan et Amnistie internationale Canada francophone appellent avec insistance que la résolution de cette crise passe impérativement par la reconnaissance et le respect du droit à l’autodétermination des Premières Nations. Les solutions au manque criant d'infrastructures doivent être définies, gérées et mises en œuvre par la communauté elle-même, et non dictées par l'appareil fédéral. Les deux organisations affirment qu'elles attendent désormais une réponse claire, officielle et assortie d'engagements financiers majeurs de la part du Canada.

 

« La crise du logement dans les Premières Nations exige une réponse immédiate et structurée. Nous demandons au gouvernement de prendre position sans équivoque à la suite du dépôt de ce rapport et d’engager les réformes nécessaires pour assurer un financement équitable et durable. Garantir à nos familles un accès à des logements adéquats et sécuritaires n’est pas un privilège : c’est une obligation fondamentale et une question de justice. » souligne Sipi Flamand, Chef de la communauté de Manawan.

« Il est temps que le Canada respecte ses obligations internationales en droits humains et mettent en œuvre les recommandations des Nations unies pour un logement décent pour toutes les familles autochtones. Elles ont le droit de vivre dans la dignité et la sécurité. »

 France-Isabelle Langlois, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone

Une absence de dialogue dénoncée

Au moment d’écrire ce communiqué, le Conseil des Atikamekw de Manawan déplore qu’aucune rencontre officielle n'ait encore eu lieu avec les ministères clés, soit :

· Services aux Autochtones Canada

· Logement et Infrastructures Canada

· Finances

Cette absence de dialogue direct est injustifiable compte tenu de la gravité de la situation mise en lumière dans le récent rapport d'Amnistie internationale. Le sous-financement chronique ne peut plus être ignoré. Le Conseil et son partenaire réitèrent que la réconciliation ne doit plus se limiter à des discours, mais se traduire par des actions politiques immédiates.