• 3 sep 2020
  • États-Unis
  • Communiqué de presse

L’imposition de sanctions contre le personnel de la CPI a un effet dissuasif pour la justice internationale

En réaction à l’annonce mercredi 2 septembre de l’imposition de sanctions de la part des États-Unis contre la Cour pénale internationale (CPI), Daniel Balson, directeur du travail de plaidoyer à Amnistie internationale États-Unis, a déclaré :

« La décision prise par le gouvernement de Donald Trump d’imposer des sanctions contre des hauts responsables de la CPI est une nouvelle attaque éhontée contre la justice internationale. La Cour est composée de professionnels du secteur judiciaire qui ont consacré leur vie professionnelle à la quête de justice pour les victimes et les survivant·e·s de certains des crimes les plus atroces, notamment les crimes contre l’humanité. Ces personnes devraient être félicitées pour leur engagement, pas soumises à une campagne punitive d’intimidation. Les actions de la Maison Blanche risquent, de façon ubuesque, de dissuader les survivant·e·s de violations des droits humains de demander justice, et de créer un effet décourageant pour les personnes qui voudraient les soutenir.

« L’annonce d’aujourd’hui a pour but de faire ce que ce gouvernement fait de mieux : harceler et intimider. Cela pénalise, non seulement la CPI, mais également les acteurs de la société civile qui travaillent pour la justice aux côtés de la Cour à travers le monde.

« Les actions irresponsables d’aujourd’hui reviennent à exiger que le gouvernement des États-Unis se voie accorder un passe-droit politique d’impunité pour ses ressortissants accusés d’avoir commis des crimes de droit international en Afghanistan. Aucune personne responsable des plus graves crimes de droit international ne doit pouvoir échapper à l’obligation de rendre des comptes en se drapant d’impunité. »

Amnistie internationale États-Unis appelle le Congrès à défendre la justice internationale et à s’opposer à cet abus flagrant du pouvoir, mandaté par le Congrès, de l’exécutif à imposer des sanctions, en dénonçant fermement cette décision et en modifiant les pouvoirs qu’il accorde à l’exécutif afin que ceux-ci ne puissent plus être abusés pour obtenir l’impunité.

 

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