• Maroc et Sahara occidental

Omar Radi - Livres comme l'Air

Portrait dE l'auteur

Omar Radi est un journaliste d’investigation et un militant marocain. Il est l’un des fondateurs et journalistes du site marocain indépendant d’actualités Le Desk, qui publie des contenus critiques à l’égard des autorités. Omar Radi a été pris pour cible par les autorités marocaines qui ont utilisé le logiciel espion fabriqué par l’entreprise israélienne NSO Group. Omar Radi, qui a critiqué à maintes reprises le bilan du gouvernement de son pays en matière de droits humains, a été arrêté en juillet 2020, et condamné en prison le 19 juillet à six ans de prison. De graves violations des garanties d’une procédure régulière ont été identifiées au cours du procès.

Signez la pétition pour demander aux autorités qu'elles libèrent Omar immédiatement et sans conditions !

LIVRES COMME L'AIR

Dans le cadre du projet Livres comme l’Air, des écrivains québécois témoignent leur solidarité à des écrivains emprisonnés ou menacés à travers le monde en leur rédigeant des dédicaces. 

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Metropolis Bleu

Josh Freed, chroniqueur à la Gazette de Montréal, a remporté la médaille Stephen Leacock pour l'humour - et a reçu deux fois le National Newspaper Award en tant que meilleur chroniqueur du Canada. Il est l'auteur de huit livres, dont le best-seller Anglo Guide to Survival In Quebec, Fear of Frying et son nouveau Postcards from Pandemica (Our Crazy Covid Years), une collection de chroniques humoristiques de la Gazette qu'il a écrites pendant la Covid. 

Le journaliste d'investigation marocain primé Omar Radi a été condamné à six ans de prison sur la base de nombreux chefs d'accusation étayés par peu de preuves, déclare Human Rights Watch, qui a examiné l'affaire de manière approfondie. M. Radi reste derrière les barreaux tandis que les témoins en sa faveur se sont vus refuser une audience. 

L'emprisonnement de M. Radi est survenu après qu'il ait courageusement enquêté et dénoncé la corruption massive dans l'accaparement des terres de l'État, avec l'aide de nombreux fonctionnaires corrompus.    

Nous demandons instamment au Maroc de libérer M. Radi, de lui offrir un procès équitable et de cesser de le menacer, de l'emprisonner et de tenter de le réduire au silence, ainsi que de nombreux autres journalistes marocains qui tentent de faire leur travail en exposant la vérité. 

Moroccan award-winning investigative journalist Omar Radi was sentenced to six years in prison on numerous charges backed by little evidence, says  Human Rights Watch, which extensively reviewed the case. Mr Radi remains behind bars while witnesses on his behalf have been denied a hearing. 

Mr. Radi’s imprisonment came after he courageously investigated and exposed massive corruption in state land grabs, aided by numerous corrupt government officials.    

We urge Morocco to release M. Radi, provide a fair trial and stop threatening, imprisoning and attempting to silence Radi and many other Moroccan journalists trying to do their job by exposing truth. 

Salon du livre de Trois-Rivières

Né à Montréal en 1979 de parents libanais d’Égypte, Alain Farah est écrivain, professeur de littérature à l’Université McGill et chroniqueur à Plus on est de fous, plus on lit!, où il a livré plus d’une centaine de chroniques depuis 2011. Au Quartanier, il a publié Quelque chose se détache du port (2004), Matamore nº 29 (2008), Pourquoi Bologne (2013) et Mille secrets mille dangers (2021). Il est également l’auteur d’un roman graphique, La ligne la plus sombre, en collaboration avec Mélanie Baillairgé, paru à La Pastèque en 2016. Il a signé l’adaptation théâtrale du Déclin de l’empire américain de Denys Arcand, produite par le théâtre PÀP dans une mise en scène de Patrice Dubois, créée le 28 février 2017, et dont il y a eu près de quatre-vingts représentations.

Pour Omar Radi, ce livre de joie, ce livre de peine, à vous qui savez mieux que personne ce qu’écrire peut coûter. Puisse le fait de parler de votre injuste histoire accélérer votre libération. Vous trouverez dans mes pages une exploration de ce que la violence que l’on s’impose à soi-même peut produire d’angoisse et de malaise. Je souhaite que cette représentation délirante du Magreb, depuis l’esprit d’un Chawam brisé, vous fera sourire.

Solidairement,

Alain Farah, à Trois-Rivières, le 25 mars 2022.