• 21 Aoû 2026
  • Israël et territoire palestinien occupé
  • Communiqué de presse

Palestine. Le Hamas doit mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et garantir la justice pour les victimes

Les autorités du Hamas et les forces qui lui sont affiliées dans la bande de Gaza occupée doivent mettre fin aux exécutions extrajudiciaires de personnes soupçonnées de collaborer avec Israël, qui sont perpétrées en l’absence de toute procédure judiciaire, a déclaré Amnistie internationale le 21 août. Le mois dernier, des responsables de la sécurité au sein de la branche militaire du Hamas, les Brigades al Qassam, ont annoncé publiquement l’exécution sommaire d’un homme accusé d’espionnage au profit d’Israël, et leur intention d’exécuter un autre « informateur » les jours suivants, dans le cadre de ce qu’ils ont qualifié de campagne de sécurité à grande échelle.

Un rapport de l’ONU datant de juin 2026 a recensé 249 cas d’exécutions extrajudiciaires et de violences physiques graves commises à Gaza entre août 2024 et début 2026, les forces affiliées au Hamas étant impliquées dans au moins 60 de ces cas. Amnistie internationale a enquêté et réuni des informations sur neuf exécutions extrajudiciaires et homicides illégaux perpétrés par des forces affiliées au Hamas immédiatement après l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, en octobre 2025. 

Bien que les responsables du Hamas aient déclaré avoir ouvert des enquêtes internes préliminaires sur ces faits, à la connaissance d’Amnistie internationale, aucun des responsables de ces homicides n’a jusqu’à présent eu à rendre de comptes. 

« Près de trois ans se sont écoulés depuis le début du génocide toujours en cours auquel se livre Israël contre les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée. La population civile, qui est traumatisée et qui a déjà enduré des souffrances inimaginables, n’a pas à subir de nouveaux homicides et de nouveaux actes de cruauté. Les autorités du Hamas doivent immédiatement mettre fin à tous les homicides illégaux, aux actes de justice privée et aux arrestations arbitraires. Le rétablissement de l’ordre public ne doit en aucun cas servir de prétexte pour commettre des violations graves des droits humains, mener des représailles ou punir collectivement des familles entières, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnistie internationale. 

« Les individus qui ont ordonné et perpétré des exécutions extrajudiciaires ainsi que des arrestations arbitraires, des actes de torture et d’autres mauvais traitements doivent être amenés à rendre des comptes. Malgré l’annonce de la dissolution du comité du Hamas administrant la bande de Gaza, le Hamas demeure pleinement responsable de la prévention des violations graves commises par ses agences et les individus sous son contrôle, notamment les Brigades al Qassam et le "Système de sécurité de la résistance". La nouvelle direction du bureau politique du Hamas doit mettre fin à l’impunité de longue date pour les violences commises par ses forces et ses affiliés, et prendre des mesures concrètes et urgentes afin que la vérité soit révélée et que justice soit rendue pour les victimes et leurs familles. » 

Un membre haut placé non identifié du « Système de sécurité de la résistance », un groupe secret de sécurité et de renseignement opérant sous l’égide des branches militaires du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens, a également annoncé sur la plateforme officielle du groupe sur Telegram, Al Hares, que l’exécution extrajudiciaire du 1er juillet marquait le début d’une « campagne de sécurité à grande échelle » et que « les prochains jours verraient l’exécution d’autres personnes impliquées dans des faits de collaboration avec l’occupant ». 

Depuis le début du génocide, des organisations palestiniennes de défense des droits humains, notamment Al Mezan et la Commission indépendante pour les droits humains, ont condamné à plusieurs reprises les exécutions extrajudiciaires et les autres homicides illégaux commis à Gaza, notamment ceux perpétrés par des groupes armés non identifiés, et ont appelé les autorités à enquêter sur les responsables et à garantir la reddition de comptes. 

Un rapport récent de la Commission internationale indépendante des Nations unies chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël, a recensé 249 cas d’exécutions extrajudiciaires et de violences physiques graves commises à Gaza entre août 2024 et janvier 2026 qui ont entraîné au moins 108 décès. Au moins 60 de ces cas impliquaient des forces affiliées au Hamas. Certaines de ces exécutions ont été menées en public, filmées et diffusées sur des pages affiliées au Hamas, principalement sur des chaînes Telegram. 

Par exemple, le 21 septembre 2025, au plus fort de la campagne israélienne de déplacements forcés massifs dans la ville de Gaza, un groupe se présentant comme la « Salle d’opérations conjointes de la résistance » a revendiqué l’exécution publique, dans une rue de la ville, de trois hommes accusés d’avoir collaboré avec Israël.   

Dans le cadre de son enquête, Amnistie internationale a recensé neuf exécutions extrajudiciaires et un homicide illégal qui ont tous, sauf dans un cas, eu lieu immédiatement après le prétendu cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, en octobre 2025. Les éléments de preuve réunis montrent qu’en octobre 2025, le Hamas et les forces qui lui sont affiliées ont procédé à l’exécution sommaire et publique de huit membres de la famille Dughmush du quartier de Sabra, à Gaza, après les avoir accusés de collaboration avec Israël. Des informations ont également été réunies faisant état d’une autre exécution qui a eu lieu le 1er juillet 2026. 

L’organisation a en outre rassemblé des informations au sujet de l’homicide illégal d’un homme qui a eu lieu en octobre 2025 lors d’une apparente opération d’arrestation menée dans le camp de personnes réfugiées d’Al Bureij, près de la rue Salaheddine, par des hommes armés et masqués. 

Amnistie internationale a vérifié des photos et des vidéos, recueilli les témoignages de 11 proches de personnes tuées et de deux membres du personnel médical, et analysé les déclarations des autorités du Hamas ainsi que les comptes Telegram de sa branche militaire et des groupes armés qui lui sont affiliés. 

Amnistie internationale a transmis un résumé de ses conclusions à la direction du Hamas en novembre 2025 et a envoyé une demande d’informations complémentaires en juillet de cette année. Dans leur réponse de novembre 2025, les autorités du Hamas ont déclaré avoir ouvert des enquêtes sur ces faits, sans donner plus de précisions. Aucune réponse n’avait été reçue au moment de la publication du document cette année. 

Depuis le 7  octobre 2023, les forces et les autorités du Hamas à Gaza ont mis en place des forces parallèles agissant presque totalement en dehors de tout cadre juridique, appliquant régulièrement et de façon sommaire des châtiments – souvent filmées – contre des Palestinien·ne·s, y compris de présumés pillards, interrogeant des dissidents et des personnes soupçonnées d’infractions dans des lieux civils, effectuant des descentes dans des logements civils et menaçant les proches de leurs opposants. Les éléments de preuve recueillis par Amnistie internationale concordent avec les conclusions du rapport de la Commission d’enquête des Nations unies. 

Le Hamas justifie ce qu’il qualifie de « mesures exceptionnelles » en invoquant le « principe de l’état de nécessité », arguant de la destruction des institutions judiciaires et de sécurité par les forces israéliennes et de la nécessité de faire face au chaos et aux « bandes criminelles ». 

  « Les homicides illégaux ne peuvent en aucun cas être justifiés. Les droits à la vie, de ne pas être soumis à la torture, à un procès équitable et à une procédure régulière doivent être respectés en toutes circonstances, y compris dans les situations d’urgence et même lorsque le système judiciaire s’est effondré à la suite d’hostilités militaires actives. Toute personne soupçonnée d’une infraction pénale, y compris de faits de trahison ou de collaboration, doit se voir accorder le plein respect des droits humains, notamment des droits à la vie, à la sécurité de la personne et à un procès équitable, sans recours à la peine de mort », a souligné Erika Guevara-Rosas. 

  

Les exécutions sommaires de juillet 2026 

  Le 1er juillet, la « Sécurité de la résistance » a annoncé l’exécution publique, dans la ville de Gaza, d’un homme désigné par ses initiales qu’elle accusait d’espionnage au profit d’Israël. Après son exécution, le nom complet et les données personnelles de cet homme ont été diffusés sur les réseaux sociaux (cette pratique consistant à divulguer les données personnelles étant appelée « doxxing »), dans un premier temps par des comptes affiliés au Hamas, ce qui a gravement mis en danger sa famille, y compris ses enfants. 

L’homme était accusé d’avoir révélé aux forces israéliennes le lieu où se trouvaient de hauts responsables des Brigades al Qassam, notamment leur commandant militaire, Ezziddine al Haddad. Le groupe l’a accusé d’avoir transmis aux autorités israéliennes des informations ayant conduit aux homicides commis par Israël d’Ezziddine al Haddad et de nombreux civil·e·s palestiniens. Il a affirmé avoir procédé à cette exécution après avoir épuisé ce qu’il a qualifié de « procédures révolutionnaires » et mené des enquêtes internes.   

Quelques jours plus tard, des chaînes Telegram associées aux Brigades al Qassam ont annoncé que la « Sécurité de la résistance » avait arrêté et interrogé un autre informateur présumé, sans donner plus de détails, et qu’elle avait l’intention de l’exécuter « sous quelques jours ». 

Cette déclaration a été faite après qu’un responsable de la « Sécurité de la résistance » eut déclaré que l’exécution du 1er juillet n’était qu’un début, ce qui fait craindre que d’autres exécutions sommaires ne suivent. 
 

Exécution extrajudiciaire de huit membres de la famille Dughmush 

En octobre 2025, des affrontements entre le Hamas et des membres de la famille Dughmush ont éclaté aux alentours du 10 octobre 2025, juste après l’annonce du cessez-le-feu avec Israël. Ils ont commencé lorsque des forces affiliées au Hamas ont tenté de chasser des membres de cette famille d’un hôpital de campagne non loin d’Al Sabra, dans la ville de Gaza, où ils s’étaient refugiés pour échapper aux frappes israéliennes, les accusant d’avoir pillé l’hôpital et de l’utiliser pour stocker des armes et des explosifs. 

Au cours des affrontements avec des membres armés de la famille Dughmush, les forces du Hamas ont encerclé le quartier de la famille à Al Sabra pendant une semaine, et au moins quatre membres de la famille Dughmush et au moins un membre du Hamas ont été tués. Pendant le siège du quartier de Sabra, les forces du Hamas et leurs alliés ont également pillé, incendié et vandalisé des habitations dans ce quartier. Amnistie internationale a reçu des séquences vidéo montrant les conséquences des déprédations dans deux habitations du quartier.  

Parallèlement à ces affrontements, le 13 octobre 2025, huit membres non armés de la famille Dughmush ont été exécutés de façon extrajudiciaire et en public en raison d’accusations de faits de collaboration avec Israël. 

Une vidéo diffusée sur des comptes de réseaux sociaux affiliés au Hamas et vérifiée par Amnistie internationale montre huit hommes aux yeux bandés et entravés, dont certains n'étaient que partiellement vêtus et semblaient présenter des traces de blessures antérieures, traînés par des hommes armés et masqués vers un espace ouvert de la rue Al Thalathini, une artère principale de la ville de Gaza. Les huit hommes ont été abattus à bout portant. 

Parmi ces huit hommes exécutés de façon extrajudiciaire figuraient des proches d’une Palestinienne qui s’est entretenue avec Amnistie internationale et dont le nom n’est pas divulgué pour des raisons de sécurité. 

« Les huit hommes s’étaient rendus parce qu’on leur avait promis un procès équitable, mais ils ont été exécutés en public deux heures plus tard », a-t-elle déclaré. 

Son témoignage concorde avec les informations fournies à Amnistie internationale par deux autres habitants interrogés séparément, qui ont indiqué que la décision de livrer ces huit hommes avait été prise pour mettre fin aux combats, et parce qu’on les avait assurés qu’il ne leur serait fait aucun mal. 

L’épouse de l’une des victimes a dit que son mari l’avait appelée la veille de son exécution pour lui demander de veiller sur leurs filles. Elle a déclaré : 

« Mon mari et mon fils ont tous les deux été exécutés. Mon fils a été torturé avant son exécution, on lui a cassé les ongles […] Mon mari était un homme bon et honorable qui a toujours résisté à l’occupation israélienne […] Je veux que tout le monde sache qu’il n’y a pas de collaborateurs dans notre famille, et ceux qui ont ordonné leur assassinat doivent être traduits en justice. » 

Des membres de la famille qui ont assisté à l’enterrement des huit victimes ont déclaré à Amnistie internationale que les corps portaient des traces visibles de torture. 

Certains proches ont par la suite dit avoir reçu des appels de responsables du Hamas qui leur ont présenté des excuses et qui ont laissé entendre que certaines personnes avaient été tuées par erreur. 

Dans sa réponse à Amnistie internationale, le chef du Département des relations internationales du Hamas, Mousa Abu Marzouk, a déclaré qu’une enquête préliminaire interne avait été ouverte sur les faits concernant la famille Dughmush, affirmant que les forces de sécurité avaient « réagi sur le coup, sans en référer aux autorités supérieures ». 

À la connaissance de l’organisation, aucune des personnes impliquées dans ces homicides et dans les autres exécutions extrajudiciaires commises au cours des trois dernières années n’a fait l’objet d’une enquête et aucune n’a a fortiori été amenée à rendre des comptes. Cela englobe les homicides de civil·e·s commis par des hommes armés affiliés au Hamas à la suite d’une « erreur sur l’identité ». 

  Cas notable, l’homicide d’Islam Hijazi, une travailleuse humanitaire palestinienne dont la voiture a été touchée par 90 balles, à Khan Younès, en septembre 2024. La famille a par la suite appris que cette femme avait été tuée en raison d’une erreur d’identification, mais à la connaissance de l’organisation, aucune enquête n’a été menée au sujet des individus qui ont tiré les coups de feu et ordonné l’embuscade. 

  

Homicide illégal d’Hisham al Saftawi 

Amnistie internationale a également rassemblé des informations sur l’homicide illégal d’Hisham al Saftawi, alors âgé de 57 ans, survenu le 17 octobre 2025 dans le camp de personnes réfugiées d’Al Bureij. Son épouse, Najah, a vu faire irruption chez eux, peu après la prière de l’aube, une trentaine d’hommes armés et masqués, qui se sont présentés comme appartenant aux Brigades al Qassam. Comme Hisham al Saftawi a refusé de se laisser arrêter, l’un des hommes lui a tiré dans le dos. 

Son épouse a entendu un homme qui semblait être le commandant du groupe demander à celui qui avait tiré : « Qui t’a ordonné de tirer ? » Hisham al Saftawi est mort des suites de ses blessures le lendemain, à l’hôpital. 

Son frère, Saïd al Saftawi, a expliqué que la famille n’a guère confiance dans l’enquête menée par le Hamas : « On ne peut pas se fier au bourreau pour enquêter sur lui-même. Nous demandons une enquête indépendante, et ceux qui ont tiré sur mon frère ainsi que ceux qui ont ordonné son arrestation doivent rendre des comptes. » 

Dans sa réponse à Amnistie internationale, le Hamas a confirmé l’ouverture d’une enquête officielle sur l’homicide d’Hisham al Saftawi, affirmant qu’il avait été « abattu accidentellement » alors qu’il tentait de s’enfuir et qu’il était recherché pour des infractions pénales. À la connaissance de l’organisation, les autorités du Hamas n’ont pas informé la famille des résultats de cette enquête présumée, et aucun des individus impliqués dans l’homicide d’Hisham al Saftawi n’a eu à rendre de comptes. Les autorités du Hamas n’ont pas précisé si elles avaient l’intention d’accorder des réparations pour cet homicide. 

« Des enquêtes indépendantes et impartiales doivent être menées sur tous les homicides survenus dans le cadre des affrontements armés entre le Hamas et la famille Dughmush, y compris ceux qui semblent avoir été commis en dehors de tout échange de tirs, ainsi que sur l’exécution en public des huit membres de la famille Dughmush. La famille d’Hisham al Saftawi doit également obtenir justice pour l’homicide illégal de cet homme », a déclaré Erika Guevara-Rosas. 

  

Complément d’information 

Depuis le 7 octobre 2023, Israël soumet les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza à des conditions de vie qui ont contribué à l’effondrement de l’ordre public, à la destruction du tissu social à Gaza et à la montée du chaos et de l’anarchie. Les forces israéliennes ont pris pour cible les structures traditionnelles chargées de l’application des lois et du système judiciaire et manifestement aussi des membres de la police et des forces de sécurité – tout en armant et en soutenant des milices locales opposées au Hamas, qui opèrent dans des secteurs où les forces israéliennes sont pleinement déployées. Ces milices se sont également livrées à des atteintes aux droits humains et à des violations du droit international, notamment des homicides, commis en public et s’apparentant à des exécutions, de membres présumés du Hamas. 

Depuis leur prise de contrôle de la bande de Gaza en 2007, les autorités du Hamas n’ont pas mené d’enquêtes indépendantes sur les violations et les exactions présumées commises par leurs membres et leurs forces. Les tribunaux de Gaza placés sous l’autorité du Hamas ont, jusqu’au début du génocide perpétré par Israël, prononcé et appliqué des peines de mort pour des crimes tels que des homicides et des faits de collaboration et de trahison, souvent à l’issue de procès entachés de graves irrégularités. 

Au cours des précédentes offensives israéliennes contre la bande de Gaza occupée et à la suite de ces offensives, des forces affiliées au Hamas se sont également livrées à plusieurs reprises à des exécutions sommaires et publiques de personnes soupçonnées de faits de collaboration, en dehors de tout cadre judiciaire et en toute impunité, notamment dans des cas sur lesquels Amnistie internationale a réuni des informations lors de l’offensive de 2014. 

Amnistie internationale réunit des informations depuis de nombreuses années sur les violations commises par le Hamas et ses affiliés, notamment sur l’exécution extrajudiciaire de personnes soupçonnées de faits de collaboration, sur des châtiments sommaires, des restrictions de la liberté d’expression et la répression de la dissidence pacifique, notamment au moyen de menaces, du doxxing, de manœuvres d’intimidation et de la torture et d’autres formes de mauvais traitements. 

Amnistie internationale, qui continue de recueillir des informations sur ces violations, réitère les appels qu’elle a lancés à Israël pour qu’il mette fin au génocide, à l’apartheid et à l’occupation illégale du Territoire palestinien et pour qu’il respecte les obligations qui lui incombent en tant que puissance occupante, notamment en veillant à ce que l’aide et les biens et services essentiels puissent parvenir dans toutes les parties de la bande de Gaza et en permettant aux Palestinien·ne·s déplacés de regagner leurs foyers en toute sécurité.