Lettre à la ministre de l’Immigration au sujet des soins de santé pour les personnes réfugiées
Au Québec et au Canada nous sommes fiers d’avoir un système de santé public. Nous savons que notre société est plus forte lorsque nous prenons soin de tous et toutes, y compris des personnes les plus vulnérables. Mais le gouvernement canadien fragilise les droits des personnes réfugiées et en quête de protection. Il veut priver ces personnes dans le besoin de soins de santé essentiels.
Le Programme fédéral de santé provisoire actuel offre des prestations similaires à celles dont bénéficient les Canadiens à faible revenu, mais le gouvernement propose de réduire ces prestations en instaurant des quotes-parts obligatoires. Pour les personnes et les familles en situation financière difficile qui ne peuvent pas assumer ces coûts, cela les poussera à retarder leur prise en charge.
Des études montrent que refuser des soins de santé aggrave des problèmes qui pourraient être traités. Cela augmente le risque que ces personnes se retrouvent aux urgences. Tout le monde en subit les conséquences : les visites aux urgences qui auraient pu être évitées sont coûteuses et allongent les délais d’attente. Et lorsque la santé des personnes se détériore, il peut leur être difficile de travailler et de subvenir aux besoins de leur famille.
Le Comité des droits de l’homme de l'ONU a demandé au Canada de garantir des soins de santé essentiels à toutes les personnes migrantes, mais le Canada va dans la mauvaise direction en rendant les soins inaccessibles aux personnes réfugiées.
Aux côtés de nombreux prestataires de soins de santé et des organisations de défense des droits, Amnistie internationale appelle le gouvernement fédéral à annuler les coupes budgétaires au Programme fédéral de santé interimaire.