Ayachi Hammami - Écrire, ça libère ! 2026
Ayachi Hammami est un avocat tunisien spécialiste des droits humains, marié, père de famille et grand-père, qui a passé des dizaines d’années à défendre des personnes victimes d’injustice et à s’exprimer en faveur des droits fondamentaux et de l’indépendance de la justice. Ses ami·e·s le décrivent comme une personne « jeune d’esprit » qui aime l’astronomie, la musique classique et les longues promenades avec son chien, Arya.
Depuis que le président Kaïs Saïed s’est emparé du pouvoir en 2021, Ayachi critique ouvertement la répression croissante et les pratiques autoritaires qui ont cours en Tunisie et défend des avocat·e·s, des juges, des journalistes et des personnalités de l’opposition pris pour cible en raison de leur dissidence pacifique. Après avoir représenté des personnes dans la tristement célèbre affaire dite « du complot », un procès collectif visant des personnalités de l’opposition accusées d’avoir fomenté un complot contre la sûreté de l’État, il a lui-même été accusé d’infractions liées au terrorisme dans la même affaire.
En avril 2025, à l’issue d’un simulacre de procès qui n’a duré que quelques minutes, il a été condamné à huit ans d’emprisonnement. Sa peine a été ramenée à cinq ans en appel en novembre 2025. Il a été incarcéré dans les jours suivants et a observé une grève de la faim de 45 jours pour protester contre sa détention arbitraire.
L’emprisonnement d’Ayachi montre que les autorités tunisiennes détournent de plus en plus le système judiciaire pour punir les détracteurs·trices du gouvernement, tenter d’intimider les avocat·e·s et réduire au silence les personnes qui dénoncent les abus de pouvoir. Mais même en détention, Ayachi continue de susciter l’admiration par son courage et son intégrité.
Envoyez des messages de soutien et d’espoir à Ayachi et sa famille.
Ayachi Hammami
29 rue du 2 mars 1934
2013 Ben Arous
TUNISIE
- Les messages doivent être brefs et personnels.
- Ne mentionnez jamais Amnistie internationale sur les cartes.
- N’utilisez pas de cartes d’Amnistie internationale ou d’autres organisations (sauf celles prévues à cet effet : nous détachons la portion inférieure des cartes avant de les envoyer. Cartes disponibles sur demande).
- Ne mentionnez pas la situation politique du pays ou les accusations faites à l’endroit des personnes dont les droits sont bafoués.
- N’hésitez pas à écrire en français. La personne recevra des messages en différentes langues et ressentira ainsi que partout dans le monde, des gens pensent à elle.
- Puisque les individus visés par la campagne proviennent de diverses traditions religieuses, veuillez ne pas mentionner Noël ni le Jour de l’An. Utilisez plutôt « vœux de fin d’année ».
- Pour minimiser les frais de poste, envoyez toutes les cartes destinées à la même personne dans une grande enveloppe.
- Indiquez votre nom et votre adresse sur les enveloppes que vous enverrez. Certaines prisons ne distribuent pas les lettres si le nom et l’adresse de l’expéditeur ne figurent pas sur l’enveloppe.
- Si vous recevez une réponse, contactez-nous : elle pourrait contenir des informations utiles pour les chercheurs et chercheuses d’Amnistie internationale.
- N’écrivez ou ne dessinez pas de signes religieux.
ÉCRIRE, ÇA LIBÈRE ! 2026-2027
Chaque année, des sympathisant·e·s d’Amnistie internationale du monde entier écrivent des millions de lettres pour celles et ceux dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués. Faites briller les droits humains et joignez-vous à la campagne !