Humphrey Polepole - Écrire, ça libère ! 2026
Le 6 octobre 2025, Humphrey Polepole – ancien diplomate et détracteur du régime – a été enlevé à son domicile à Dar es Salaam, en Tanzanie, par des agents des services de sécurité de l’État non identifiés. Sa famille a découvert la porte d’entrée fracturée et une grande quantité de sang sur les lieux.
La famille et les ami·e·s d’Humphrey n’ont pas pu entrer en contact avec lui depuis lors. Sa mère ne cesse de faire les cent pas chez elle en pleurant et en l’appelant : « Humphrey, où es-tu, où es-tu ? »
Humphrey semble avoir été pris pour cible parce qu’il est un véhément détracteur du régime, qui critique la présidente Samia Suluhu Hassan et le parti au pouvoir pour avoir restreint l’espace civique, réprimé les droits humains et attaqué des personnalités politiques de l’opposition.
Humphrey est un membre actif de la collectivité, attentionné avec son entourage. Sur son temps libre, il vient en aide à des personnes vulnérables, en se rendant régulièrement dans des orphelinats et en organisant des séminaires sur la participation politique à l’intention des jeunes. Il manque énormément à sa famille – notamment à sa mère âgée, dont il prend soin, et à son chien adoré, Fighter. Il devrait être à leurs côtés.
Sa disparition forcée – qui constitue un crime de droit international – illustre le fait que les autorités tanzaniennes ont recours à des pratiques autoritaires pour punir et réduire au silence les voix dissidentes.
Envoyez des messages de soutien et d’espoir à Humphrey et sa famille.
Humphrey Polepole’s family
c/o Amnesty International East
Africa Regional Office
197 Lenana Place, Lenana Road
PO box 1527-00606
Nairobi
KENYA
- Les messages doivent être brefs et personnels.
- Ne mentionnez jamais Amnistie internationale sur les cartes.
- N’utilisez pas de cartes d’Amnistie internationale ou d’autres organisations (sauf celles prévues à cet effet : nous détachons la portion inférieure des cartes avant de les envoyer. Cartes disponibles sur demande).
- Ne mentionnez pas la situation politique du pays ou les accusations faites à l’endroit des personnes dont les droits sont bafoués.
- N’hésitez pas à écrire en français. La personne recevra des messages en différentes langues et ressentira ainsi que partout dans le monde, des gens pensent à elle.
- Puisque les individus visés par la campagne proviennent de diverses traditions religieuses, veuillez ne pas mentionner Noël ni le Jour de l’An. Utilisez plutôt « vœux de fin d’année ».
- Pour minimiser les frais de poste, envoyez toutes les cartes destinées à la même personne dans une grande enveloppe.
- Indiquez votre nom et votre adresse sur les enveloppes que vous enverrez. Certaines prisons ne distribuent pas les lettres si le nom et l’adresse de l’expéditeur ne figurent pas sur l’enveloppe.
- Si vous recevez une réponse, contactez-nous : elle pourrait contenir des informations utiles pour les chercheurs et chercheuses d’Amnistie internationale.
- N’écrivez ou ne dessinez pas de signes religieux.
ÉCRIRE, ÇA LIBÈRE ! 2026-2027
Chaque année, des sympathisant·e·s d’Amnistie internationale du monde entier écrivent des millions de lettres pour celles et ceux dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués. Faites briller les droits humains et joignez-vous à la campagne !