Rokiatou Doumbia - Écrire, ça libère ! 2026
Rokiatou Doumbia est propriétaire d’un commerce, militante et influenceuse active sur les réseaux sociaux. Elle est connue pour son courage et son franc-parler. Sur TikTok, elle a créé un espace où ses 175 000 abonné·e·s pouvaient parler ouvertement de leurs difficultés quotidiennes et de la hausse des prix des aliments, ce qui lui a valu le surnom de « Rose Poivron ».
Rokiatou soutient depuis longtemps les femmes et les familles de son entourage : elle a monté une association pour aider les femmes à lancer une petite activité et organisé des distributions de nourriture pour les personnes dans le besoin. Ses ami·e·s et les personnes qui la soutiennent la décrivent comme attentionnée, généreuse et tournée vers la collectivité.
Mais en mars 2023, après avoir critiqué l’augmentation du coût de la vie et les autorités militaires maliennes lors d’un direct sur TikTok, elle a été arrêtée et inculpée d’« incitation à la révolte », de « trouble à l’ordre public », d’« offense au chef de l’État » et d’« association de malfaiteurs ». Bien que deux de ces charges aient été abandonnées par la suite, elle demeure en détention arbitraire dans l’attente de son procès pour « offense au chef de l’État » et « association de malfaiteurs ».
La détention de Rokiatou s’inscrit dans une répression plus générale au Mali, où les autorités ont de plus en plus recours aux arrestations et aux accusations pénales pour étouffer les critiques. Sa situation montre que les femmes qui s’expriment publiquement sont susceptibles de subir la répression, le harcèlement en ligne, la discrimination et le rejet social, autant d’attaques qui visent à leur faire quitter le débat public. Elle illustre également que les espaces numériques au Mali sont de plus en plus des lieux de surveillance et de contrôle.
Envoyez des messages de soutien et d’espoir à Rokiatou.
Rokiatou Doumbia
s/c Bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale
Point E, Rue 34
Immeuble Malaado Plaza, 6e étage
BP 47582 Liberté
Dakar
SÉNÉGAL
- Les messages doivent être brefs et personnels.
- Ne mentionnez jamais Amnistie internationale sur les cartes.
- N’utilisez pas de cartes d’Amnistie internationale ou d’autres organisations (sauf celles prévues à cet effet : nous détachons la portion inférieure des cartes avant de les envoyer. Cartes disponibles sur demande).
- Ne mentionnez pas la situation politique du pays ou les accusations faites à l’endroit des personnes dont les droits sont bafoués.
- N’hésitez pas à écrire en français. La personne recevra des messages en différentes langues et ressentira ainsi que partout dans le monde, des gens pensent à elle.
- Puisque les individus visés par la campagne proviennent de diverses traditions religieuses, veuillez ne pas mentionner Noël ni le Jour de l’An. Utilisez plutôt « vœux de fin d’année ».
- Pour minimiser les frais de poste, envoyez toutes les cartes destinées à la même personne dans une grande enveloppe.
- Indiquez votre nom et votre adresse sur les enveloppes que vous enverrez. Certaines prisons ne distribuent pas les lettres si le nom et l’adresse de l’expéditeur ne figurent pas sur l’enveloppe.
- Si vous recevez une réponse, contactez-nous : elle pourrait contenir des informations utiles pour les chercheurs et chercheuses d’Amnistie internationale.
- N’écrivez ou ne dessinez pas de signes religieux.
ÉCRIRE, ÇA LIBÈRE ! 2026-2027
Chaque année, des sympathisant·e·s d’Amnistie internationale du monde entier écrivent des millions de lettres pour celles et ceux dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués. Faites briller les droits humains et joignez-vous à la campagne !