NON au génocide des Palestinien·ne·s commis par Israël à Gaza
Depuis octobre 2023, le monde est témoin de l’ampleur inouïe du bilan humain et de la destruction dans la bande de Gaza occupée. La violente offensive d’Israël contre la population palestinienne à Gaza a fait des dizaines de milliers de mort·e·s, décimé des familles entières, rasé des quartiers résidentiels, détruit des infrastructures essentielles et déplacé de force 1,9 million de Palestiniens et Palestiniennes, soit plus de 90 % de la population de la bande de Gaza, causant une catastrophe humanitaire sans précédent.
Après l’annonce d’un cessez le feu en octobre 2025 et la libération des otages israéliens en vie, les autorités israéliennes continuent de commettre un génocide contre les Palestinien.ne.s à Gaza. Amnistie internationale souligne qu’elles persistent à soumettre délibérément la population palestinienne à des conditions de vie destinées à provoquer leur anéantissement physique.
Par le biais de recherches approfondies et d’une analyse juridique détaillée publiées en décembre 2024, Amnistie internationale a conclue qu’Israël a commis et continue de commettre un génocide contre la population palestinienne à Gaza, depuis le 7 octobre 2023. Depuis la publication de ce rapport, en décembre 2024, plusieurs autres organisations, associations et comités de l’ONU ont constaté, de même qu’Amnistie, qu’il s’agit de génocide.
Malgré la gravité de ces conclusions et alors que la Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné, dès le 26 janvier 2024, des mesures conservatoires à l’encontre d’Israël, les attaques se poursuivent en toute impunité, aggravant chaque jour la catastrophe humanitaire et le bilan humain.
Le Canada est État partie à la Convention sur le génocide et a l’obligation, en vertu du droit international, de prévenir le génocide, de ne pas s’y rendre complice et de contribuer à ce que les responsables de crimes internationaux rendent des comptes.
Cela implique de prendre des mesures concrètes, notamment en matière de transferts d’armes, de relations diplomatiques et de contrôle des activités des entreprises canadiennes susceptibles de contribuer aux violations du droit international.
C’est pourquoi Amnesty International appelle le gouvernement du Canada à utiliser tous les leviers à sa disposition pour mettre fin au génocide à Gaza et à l’impunité persistante pour les violations graves du droit international.
Envoyez un courriel au Premier ministre du Canada ainsi qu’à la ministre des Affaires étrangères pour exiger du gouvernement du Canada qu’il agisse maintenant :
- pour faire cesser immédiatement les actes pouvant constituer un génocide, notamment en veillant à la mise en œuvre complète des mesures conservatoires ordonnées par la Cour internationale de justice ;
- pour suspendre sans délai tous les transferts d’armes, directs ou indirects, y compris le transit et le transbordement, vers Israël ;
- pour s’opposer fermement à toute tentative d’occupation permanente de Gaza, de modification de ses frontières ou de sa composition démographique ;
- pour garantir que les entreprises canadiennes cessent toute activité susceptible de contribuer aux crimes commis à Gaza, notamment par la fourniture de services, de technologies ou d’équipements militaires.
- pour cesser d'acheter des biens et services militaires/de sécurité aux entreprises contribuant au génocide (tel que Boeing, Lockheed Martin et Palantir)
Le rapport établit que, sur une période de neuf mois, les forces israéliennes se sont rendues responsables d’actes interdits par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, notamment des meurtres, des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale, ainsi que la soumission intentionnelle de la population à des conditions d’existence visant sa destruction physique. Ces actes ont été commis avec l’intention spécifique de détruire la population palestinienne à Gaza.