• 15 juin 2026
  • Canada
  • Communiqué de presse

Allégations de racisme par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal : Amnistie internationale déplore le racisme systémique qui perdure au Québec et appelle à une prise de conscience collective

Montréal, le 15 juin 2026 – Les révélations vendredi dernier, par le chef de la police de Montréal, Fady Dagher, sur une enquête visant une équipe de policiers du poste 39, qui auraient commis des actes de racisme contre les populations racisées de Montréal-Nord, sont hautement préoccupantes, estime Amnistie internationale Canada francophone. Cela constitue une violation grave des droits humains.  

 

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Les faits rapportés sonnent l’alarme, encore une fois, sur la persistance du racisme systémique au Québec et le refus du gouvernement québécois de le reconnaître et donc d’agir sur une base collective et introspective .

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a déclaré France-isabelle Langlois, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone. 

 

En cette période préélectorale, Amnistie internationale invite la population à être attentive à la rhétorique toxique véhiculé par certains membres de la classe politique sur l’immigration qui contribue à amplifier le discours xénophobe. Cela permet les dérapages, comme ce qui vient d’être révélé sur la police de Montréal.  

Amnistie internationale Canada francophone appelle le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et le SPVM à faire d’une part la lumière de façon indépendante et transparente sur les actes de racismes commis par des policiers à Montréal-Nord. D’autre part, le gouvernement provincial doit prendre acte de ce signal d’alarme et reconnaître l’existence du racisme systémique au Québec.  

En mars dernier, les Nations unies ont reproché au Canada et aux provinces de ne pas en faire suffisamment pour lutter contre le racisme et la discrimination. Rappelons que le Canada a ratifié en 1970 la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale des Nations unies, et que le Québec s’y est formellement lié en 1978. Le gouvernement du Québec et les municipalités sont de ce fait tenus de s’y conformer et de mettre en place des mesures concrètes pour lutter contre le racisme systémique.