• Israël et territoires palestiniens occupés

LE CANADA DOIT AGIR AFIN DE PRÉVENIR UN POTENTIEL GÉNOCIDE DE LA POPULATION PALESTINIENNE À GAZA

L'arrêt rendu par la Cour internationale de Justice ordonne à Israël de faire tout ce qui est en son pouvoir pour prévenir un potentiel génocide contre le peuple palestinien à Gaza. En tant que signataire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide des Nations unies, le Canada a l’obligation de prendre des mesures immédiates pour prévenir ce génocide potentiel : il faut instaurer sans délai un embargo total sur la vente d’armes à Israël, et rétablir le financement destiné à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), principale planche de salut pour les plus de deux millions de personnes réfugiées de la bande de Gaza occupée. 

LE CANADA DOIT VEILLER AU RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL   

Au lieu de suspendre un financement vital pour celles et ceux qui sont dans le besoin, le Canada devrait travailler à mettre fin aux transferts d’armes vers Israël, faire pression en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et durable, et s'assurer que l'aide humanitaire soit maintenue dans le but de soutenir des milliers de Palestiniens et Palestiniennes qui vivent une situation insoutenable. 

Renoncer à la suspension du financement de l’UNRWA 

Le fait que plusieurs gouvernements, dont le Canada, aient pris des décisions qui vont aggraver les souffrances de deux millions de personnes palestiniennes est particulièrement choquant. La population est déjà confrontée au risque d’un génocide et d’une famine artificielle, quelques jours seulement après que l’arrêt rendu par la Cour internationale de justice a conclu que la survie des Palestinien·ne·s de Gaza était menacée.  

La suspension du financement de l’UNRWA par le Canada, malgré les mesures rapides prises par cette agence pour licencier et enquêter sur neuf employés accusés d'implication dans les attaques du 7 octobre dans le sud d'Israël, risque d'avoir des conséquences dévastatrices pour les personnes réfugiées de la bande de Gaza occupée. Face à cette situation humanitaire catastrophique, il est impératif que le Canada reconsidère sa décision et envisage d'accroître son aide humanitaire plutôt que de la réduire. 

Mettre un terme aux transferts d’armes à Israël 

Parallèlement, le Canada continue sa vente d’armes à Israël, y compris la fourniture de composants canadiens intégrés dans des équipements militaires américains destinés aux forces de défense israéliennes. Amnistie Internationale a régulièrement signalé des violations du droit international humanitaire dans la bande de Gaza. En maintenant le transfert d’armes, le Canada contribue aux atteintes aux droits humains perpétrés par Israël. 

Le Canada doit impérativement réagir et user de tous les moyens dont il dispose pour faire du respect du droit international une priorité. 

Agissez maintenant : Envoyez un message au gouvernement du Canada lui demandant de rétablir le financement à l'UNRWA et de mettre un terme aux transferts d’armes à Israël. 

UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE SANS PRECEDENT  

Les attaques du 7 octobre 2023 du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens contre Israël ont causé environ 1 200 décès, comprenant des enlèvements et prises d’otages de centaines d’Israéliens et d’étrangers, dont des enfants. Actuellement plus de 130 otages sont retenus à l’intérieur de Gaza. 

En réponse, Israël a lancé une intense campagne militaire de bombardements sur Gaza, résultant jusqu'à présent à plus de 28 000 morts, principalement des civil·e·s, dont au moins 10 000 enfants. On compte à ce jour environ 68 000 blessés et plus de 10 000 corps toujours coincés sous les décombres. En outre, selon l'ONU, un nombre indéterminé de civil·e·s palestinien·ne·s, dont des mineur·e·s, sont illégalement détenus. 

Aujourd’hui, la population civile de Gaza est confrontée à une crise humanitaire d’une gravité et d’une ampleur sans précédent. Des Palestinien.es.s continuent d'être tués presque quotidiennement dans des zones où le gouvernement israélien les avait incités à fuir. Plus de 85% de la population de Gaza se retrouve déplacée de force à l'intérieur du territoire où elle est privée d’accès à une nourriture suffisante, à l’eau, à un abri, aux installations sanitaires et à l’assistance médicale.