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Communiqué 
international
Libye

Les civils libyens et les migrants étrangers sont en danger au milieu des combats à Tripoli

Les combats prolongés dans Tripoli, la capitale libyenne, mettent en danger des civils et pourraient potentiellement entraîner une crise humanitaire, a prévenu Amnistie internationale le 23 août 2011.

Les affrontements entre le Conseil national de transition (CNT) et les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi se sont poursuivis dans la ville, dont les deux camps prétendent contrôler la majorité du territoire.

« Le risque pour les civils augmente avec chaque nouvelle journée de violences à Tripoli ; pas uniquement pour les personnes prises dans les combats mais également parce que les conditions pourraient devenir extrêmement difficiles si les quartiers résidentiels venaient eux aussi à être le théâtre d’affrontements, car l’approvisionnement en vivres, en eau et en électricité serait probablement affecté », a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnistie internationale.

Il existe également des craintes concernant la sécurité de milliers de travailleurs étrangers, notamment ceux qui tentent de fuir le pays. Il semble qu’un navire de secours de l’Organisation internationale pour les migrations n’ait pas été en mesure d'accoster à Tripoli dans la matinée du 23 août pour des raisons de sécurité.

« Les travailleurs migrants coincés en Libye, dont beaucoup sont originaires de pays d’Afrique subsaharienne, sont très vulnérables. Non seulement la situation explosive sur le terrain les empêche de fuir, mais en plus ils peuvent être pris pour cibles s’ils sont perçus comme des “mercenaires” », a déclaré Malcolm Smart.

La bataille pour Tripoli ne montrait aucun signe d’apaisement mardi 23 août, en particulier depuis l’apparition en public, la veille, de Saif al Islam Kadhafi, le fils du colonel Kadhafi, que les forces du CNT disaient avoir capturé.

Saif al Islam Kadhafi et Mouammar Kadhafi, ainsi qu’Abdallah al Sanussi, chef des renseignements militaires, sont recherchés par la Cour pénale internationale pour crimes présumés contre l’humanité, notamment meurtres et persécutions.

« Le colonel Kadhafi et d’autres, accusés d’avoir orchestré la répression sanglante en Libye, doivent être amenés à rendre des comptes conformément au droit international », a déclaré Malcolm Smart.

Mis à jour le lundi, 22 octobre 2018