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Maher Arar distingué par le magazine Time

Le magazine américain Time a distingué le Canadien d'origine syrienne Maher Arar, qui avait été expulsé par les États-Unis en Syrie sur la base d'informations canadiennes erronées, en le faisant figurer dans sa liste des 100 personnalités mondiales les plus influentes.
 
M. Arar s'est déclaré «très honoré» de figurer sur cette liste dans un communiqué diffusé jeudi par le Centre pour les droits constitutionnels (CCR), une ONG américaine qui l'a défendu. Il a également exprimé sa gratitude à tous ceux qui l'ont soutenu «dans son combat pour la justice».
 
L'ingénieur en informatique d'origine syrienne de 36 ans avait été arrêté par les autorités américaines en 2002, alors qu'il faisait escale à New York. Il avait ensuite été expulsé en Syrie où il a été détenu pendant près d'un an et torturé.
 
En septembre 2006, une commission d'enquête canadienne avait vertement critiqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC), estimant que des informations transmises aux États-Unis et qualifiant à tort M. Arar d'«extrémiste islamiste» avaient «vraisemblablement» contribué à son expulsion vers la Syrie.
La commission avait lavé M. Arar de tout soupçon de liens avec le terrorisme. Et ce dernier a obtenu, début 2007 des excuses officielles du gouvernement canadien ainsi qu'un dédommagement de quelque 11 millions de dollars canadiens.
 
Ottawa a demandé à Washington de retirer le nom de M. Arar de sa liste de personnes suspectes, mais sans succès.
 
Dans un texte présentant M. Arar, le sénateur démocrate américain Patrick Leahy souligne que le gouvernement Bush «refuse d'admettre sa responsabilité dans cette affaire».
 
«Le cas Maher Arar est un triste exemple de la façon dont nous nous sommes montrés trop disposés à sacrifier nos principes au nom de la sécurité», a-t-il ajouté.

Mis à jour le lundi, 22 octobre 2018