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Communiqué 
international
Canada

Le long processus de la justice.

Pour que Maher Arar obtienne justice, le processus aura été long. Le 26 janvier marque une étape décisive.
 
[Maher Arar] La Commission Arar désormais conclue, la publication des deux rapports n’est pas un aboutissement. L’Histoire nous enseigne en effet qu’il est crucial que soient mises en oeuvre intégralement des recommandations, notamment la négociation d’un règlement. Un règlement donne lieu à la reconnaissance publique aussi bien de l’acte répréhensible de l’État que des souffrances infligées pendant et après l’emprisonnement. Le règlement permet de redonner sa dignité à l’être humain afin qu’il puisse reprendre une vie normale. Il montre en outre que les graves violations des droits humains, comme la torture, affectent non seulement l’individu, mais son moyen d’existence, sa famille, sa collectivité entière. Ce règlement aidera Maher Arar et les siens à se tourner vers l’avenir.

L’annonce au mois de décembre de l’ouverture d’une enquête sur les cas de MM. Almalki, Elmaati et Nurredin, enquête recommandée par le juge O’Connor dans le rapport de la Commission Arar, est la prochaine étape de ce processus. Même s’il s’agira d’une enquête interne, nous prévoyons que justice sera faite grâce à l’examen approfondi et à la divulgation publique du rôle qu’auraient joué des fonctionnaires canadiens dans le traitement de ces trois hommes, détenus puis torturés en Syrie et en Égypte.
 
Le gouvernement canadien doit établir des paramètres à l’intention des fonctionnaires traitant de questions de sécurité, de sorte que plus aucun autre Canadien ne soit victime de tortures.
Amnistie internationale demande aux autres États ayant joué un rôle dans les cas de MM. Arar, Almalki, Elmaati et Nurredin de mener des enquêtes indépendantes et de prendre les mesures nécessaires afin d’éviter d’autres graves violations des droits humains à l’avenir.

À l’occasion du premier anniversaire du premier rapport de la Commission Arar le gouvernement doit agir afin que les recommandations énoncées par la  Commission Arar soient mises en œuvre sans plus tarder.

Mis à jour le lundi, 22 octobre 2018