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Communiqué 
international
Canada

Certificats de sécurité : Mahmoud Jaballah libéré sous peu

Un des deux derniers hommes détenus en vertu de certificats de sécurité au Canada, Mahmoud Jaballah, sera bientôt relâché. La juge de la Cour fédérale Carolyne Layden-Stevenson a l'intention d'ordonner sa libération le 22 mars prochain. Elle devrait être effective quelques jours plus tard.
Toutefois, les modalités de la remise en liberté doivent être précisées d'ici cette date. Des conditions « strictes et restrictives » lui seront imposées, a fait savoir la juge.
 
M. Jaballah est détenu depuis août 2001 au Kingston Immigration Detention Center, que plusieurs surnomment la « Guantanamo du Nord ». Il est soupçonné de terrorisme par le gouvernement canadien.
 
Un des avocats de M. Jaballah, John Norris, s'est dit heureux que la justice canadienne commence à se montrer troublée par la durée des détentions. Plusieurs militants contre les certificats de sécurité ont par ailleurs dit souhaiter la libération du dernier détenu sous peu.
 
Âgé de 44 ans, M. Jaballah est le père de six enfants. Il a été intercepté quelques jours avant les attentats du 11 septembre 2001 parce qu'il connaissait Ahmed Saad Khadr, un des lieutenants canadiens d'Oussama ben Laden, tué plus tard en Afghanistan. M. Jaballah a admis ce fait, mais a toujours soutenu qu'il n'était qu'une de ses connaissances.
 
Trois des quatre autres Canadiens arrêtés en vertu d'un certificat de sécurité ont déjà été libérés ou le seront bientôt. Mohammed Harkat et Adil Charkaoui vivent à Ottawa et à Montréal sous de très sévères restrictions. Mohammad Mahjoub doit être libéré sous peu.
 
Seul le sort du Syrien Hassan Almrei reste inchangé.
Il y a deux semaines, la Cour suprême a décidé à l'unanimité que les certificats de sécurité étaient « anticonstitutionnels ». Elle a donné une année au Parlement pour modifier la loi qui les a promulgués afin qu'elle respecte la Charte des droits et libertés.
 

Mis à jour le lundi, 22 octobre 2018