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Afrique du Sud

Enquête sur la mort de Noxolo Nogwaza, 24 ans, défenseure des droits humains

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À qui envoyer 

General MV Phiyega - National Police Commissioner
National Commissioner
South African Police Service
Private Bag X94
Pretoria 0001
South Africa

 

Télécopieur : +27 12 393 2616

Courriel : natcomm@saps.org.za

Envoyez une copie à:

M. Aneshwaren MAISTRY
Haut-commissariat de la République sud-africaine
15, promenade Sussex
Ottawa, ON
Canada K1M 1M8

Courriel : rsafrica@southafrica-canada

Date de debut de l'action 
le 05 juillet 2012
Contexte 

Dans la nuit du 24 avril 2011, Noxolo Nogwaza 24 ans, revenait d'une soirée passée avec des amis. Sur son chemin, elle fût brutalement attaquée, violée et laissée pour morte dans un fossé. Cinq ans après sa mort, l'enquête, menée par le service de police de Tsakane, stagne et peu d'efforts ont été faits afin de retrouver les assassins qui eux, demeurent en liberté.

Lettre modèle 

General MV Phiyega - National Police Commissioner
National Commissioner
South African Police Service
Private Bag X94
Pretoria 0001
South Africa

 

Télécopieur : +27 12 393 2616

Courriel : natcomm@saps.org.za

Objet  :  le meurtre de Noxolo Nogwaza, 24 ans

Général,

Je vous écris au sujet du meurtre de Noxolo Nogwaza, 24 ans, survenu le 24 avril 2011. Noxolo Nogwaza a été tuée alors qu'elle rentrait chez elle.

Ses agresseurs l'ont violée, rouée de coups et poignardée - en raison semble-t-il de son orientation sexuelle - avant de se débarrasser de son corps dans une fosse d'évacuation. Elle était une militante pour les droits humains, notamment en faveur des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI).

Je veux vous exprimer ma grande inquiétude quant au fait que, depuis cinq ans, aucun progrès n'a été fait dans l'enquête dans le but d'arrêter et de traduire en justice les meurtriers de cette femme.  Ceci démontre une certaine situation d'impunité qui concourt à aggraver l'insécurité des personnes à risque de violence, en raison de leur orientation sexuelle, présumée ou réelle.

Pour ces raisons, je vous demande instamment de faire en sorte que la police de Tsakane s'empresse de mieux enquêter sur le meurtre de Noxolo Nogwaza.

Également, je vous demande de faire en sorte que la famille de Noxolo soit informée régulièrement des progrès de cette enquête.

De plus, il est essentiel que les autorités d'Afrique du Sud veillent à ce que les crimes de haine visant les personnes LGBTI donnent lieu à des enquêtes approfondies et impartiales et à ce que le droit à l'égalité que la Constitution garantit à celles-ci soit respecté.

Veuillez, Général, agréer l'expression de mes salutations respectueuses,

Autres informations 

Les organisations sud-africaines avec lesquelles Amnistie Internationale s'est entretenu sur le terrain ont affirmé avoir de sérieuses inquiétudes que Noxolo Nogwaza aurait été victime de ce meurtre en raison de son orientation sexuelle. Noxolo Nogwaza était lesbienne.

L'indifférence flagrante de la police sud-africaine dans le cas de Noxolo est monnaie courante en Afrique du Sud. En effet, les personnes homosexuelles, bisexuelles ou transgenre sont souvent victimes de violences de toutes sortes et de discriminations. Lorsqu'elles déposent leurs plaintes à la police, elles ne sont pas prises au sérieux par les forces de l'ordre. Il s'agit ici d'un manque à leur devoir de protection de chaque citoyen, de la part de la police sud-africaine, car ce pays dispose de la législation néçéssaire pour assurer les droits des lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI).

Noxolo Nogwaza est née et morte à Kwathema, un township à proximité de Johannesburg, dans la province du Gauteng en Afrique du Sud.

Elle était membre de EPOC, un organisme militant pour les droits des LGBTI. En tant qu'activiste, elle connaissait bien le problème de la violence faite aux LGBTI et, particulièrement celle vis-à-vis les lesbiennes, située également dans un contexte de violence envers les femmes.

Amnistie Internationale s'inquiète de la violence haineuse envers les personnes LGBTI ainsi que du fait que, dans le cas de Noxolo, l'enquête ne progresse pas.

Amnistie internationale est en faveur à un accès à la justice pour tous, sans discrimination à l'égard de l'orientation sexuelle, présumée ou réelle.

Amnistie Internationale est solidaire et soutient tous les individus, militants et les organisations pour les droits des LGBTI en Afrique sub-saharienne.

C'est pour ces raisons qu'Amnistie Internationale recommande :

  • À la police de Tsakane d'investiguer  plus activement le meurtre de Nogwaza;
  • À la police de Tsakane d'informer régulièrement la famille de Nogwaza des progrès de l'enquête;
  • Que les membre d'EPOC et tous les autres activistes pour les droits des LGBTI soient protégés et soutenus dans leur lutte contre la violence, la discrimination et la peur auxquelles ils doivent faire face.
Mis à jour le mercredi, 8 juin 2016