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A vos plumes
Mauritanie

14 prisonniers disparus

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À qui envoyer 

Écrivez aux autorités mauritaniennes.

Envoyez vos appels à :

Général Mohamed Ould Abdel Aziz
Président de la République Islamique de Mauritanie
BP 184 Nouakchott
Mauritanie

Formule d’appel : Monsieur le Président,

Copie à :

M. Bernard COLAS, Consule honoraire
Consulat de Mauritanie
2020, rue University, bureau 1920, Montréal, QC, H3A 2A5

Tél: (514) 303-8848 Télécopie: (514) 303-8825

Site web: www.mauritania-canada.ca

Courriel: bcolas@colas.ca

Date de debut de l'action 
le 04 juillet 2012
Contexte 

Dans la nuit du 23 au 24 mai 2011, les forces de sécurité sont venues chercher 14 détenus dans leur cellule de la prison centrale de Nouakchott, personne n’a revu ces prisonniers depuis. Le sort de ces prisonniers, certains purgeant des peines de 5 à 15 ans d’emprisonnement et d’autres étant condamnés à mort, est encore inconnu.

Dans vos lettres, demandez que soit révélé l’endroit où se trouvent les 14 hommes déplacés de la prison centrale de Nouakchott vers un lieu tenu secret le 23 mai 2011. Insistez pour qu’ils puissent voir leur famille, consulter leur avocat et recevoir des soins médicaux.

Lettre modèle 

General Mohamed Ould Abdel Aziz
President of the Islamic Republic of Mauritania
Secretary of the President
Ely Kyakh
Presidency
BP 184 Nouakchott
Mauritania

 

Monsieur le Président,

Je souhaite vous faire part de ma préoccupation concernant la disparition des 14 hommes enlevés à la prison centrale de Nouakchott, le 23 mai 2011.

Selon la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, signée par la Mauritanie le 27 septembre 2011, et ratifiée le 4 octobre 2012, « l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi » constitue une disparition forcée.

Bien que le Comité International de la Croix-Rouge ait été autorisé à leur rendre une unique visite, ces 14 hommes demeurent victime de disparitions forcées dans la mesure où leur lieu de détention n’a encore été rendu public. À ce jour, les familles de ces  14 hommes ignorent toujours où ils sont détenus. Elles ont le droit de le savoir.

Je vous prie instamment de prendre des mesures pour que le lieu  de détention de ces 14 hommes soit révélé et pour qu'ils puissent communiquer avec leurs familles et bénéficier de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin.

Par ailleurs, je demande à la Mauritanie de respecter les engagements pris lors de la signature et de la ratification de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération. 

Autres informations 

Les effets personnels des 14 détenus (livres, vêtements, etc.) ont été remis à leurs proches en juin 2011. Ces détenus avaient déjà été victimes de torture et de mauvais traitements avant leur disparition. En novembre 2011, le ministre de la Justice a informé une délégation d’Amnistie internationale que ces hommes avaient été isolés « pour des raisons de sécurité ». Aucune information n’a été fournie quant à l’endroit où ils se trouvent. Ces hommes se nomment El Khadim Ould Semane, Sidi Ould Sidna, Mohamed Ould chabarnou, Maarouf Ould Haiba, Mohamed Abdellahi Ould Ahmednah Ould Mohamed Salem, Mohamed Ould Abdou, Abderrahmane Ould Areda, Mohamed Ould Chbih, Amar Ould Mohamed Saleh, Taghi Ould Youssouf, Salem Ould hemmod, Tiyeb Ould Saleck, Mohamed Mahmoud Ould Sebty dit Dahoud Sebty et Mohamed Khaled.

Mis à jour le jeudi, 6 juin 2013