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Honduras

Honduras. Assassinat d'une défenseure des droits des Peuples Autochtones

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Agissez avant 
le 19 avril 2019
À qui envoyer 

Procureur général Óscar Fernando Chinchilla
Ministerio Público República de Honduras
Edificio Lomas Plaza II
Col. Lomas del Guijarro
Ave. República Dominicana
Tegucigalpa
Honduras C.A.
Courriel : mprelacionespublicas@gmail.com ; oscarfernando@protonmail.ch

Son Excellence Mme Sofia Lastenia CERRATO RODRIGUEZ (m)

Ambassadeur,
Ambassade de la République du Honduras,
130 Albert Street, Suite 805,
Ottawa, ON
K1P 5G4,
Canada,
Tel: (613) 233-8900 Fax: (613) 232-0193
(M. Adolfo Antonio FONSECA ALCALA)

Date de debut de l'action 
le 14 mars 2019
Contexte 

Le 2 mars 2016, Berta Cáceres, dirigeante et cofondatrice du Conseil civique d’organisations indigènes et populaires du Honduras (COPINH – Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras), a été abattue dans sa ville natale de La Esperanza (département d’Intibucá), au Honduras. Berta Cáceres et le COPINH faisaient campagne contre la construction du barrage hydroélectrique d’Agua Zarca, sur la rivière Gualcarque, située sur des terres ancestrales des Lencas.

Autres informations 

Le COPINH défend notamment leur droit au consentement libre, préalable et éclairé. En raison de leur travail sur les droits des peuples autochtones, les territoires et les ressources naturelles, Berta Cáceres et le COPINH ont fait l’objet de menaces à répétition, de tentatives de criminalisation de leur travail, d’agressions physiques et de harcèlement pendant des années.

Le 29 novembre 2018, le Tribunal pénal national a conclu le procès de huit personnes accusées d’être impliquées dans l’assassinat de cette dirigeante de la communauté indigène lenca et défenseure de l’environnement. Douglas Bustillo (un militaire à la retraite), Henry Hernández (un ancien soldat), Edilson Duarte Meza, Óscar Torres, Sergio Rodríguez Orellana (un dirigeant de la société de construction DESA) et Mariano Díaz Chávez (un commandant de l’armée) ont tous été reconnus coupables par le tribunal d’avoir commis le crime. Emerson Duarte Meza, le frère d’Edilson Duarte Meza, a été déclaré non coupable. Emerson Duarte Meza était en possession de l’arme quand il a été arrêté en mai 2016, mais le tribunal n’a trouvé aucun élément de preuve contre lui. David Castillo, le directeur général de DESA arrêté le 2 mars 2018, est toujours en attente de son procès.

Le 2 mars 2019 marque le troisième anniversaire de la mort de Berta Cáceres. L’affaire n’a toujours pas été résolue, car toutes les personnes impliquées dans son meurtre n’ont pas été traduites en justice. Son affaire est emblématique des risques qu’encourent les organisations de défense des droits des communautés autochtones au Honduras et dans la région des Amériques.

David Castillo, directeur général de DESA (l’entreprise qui construisait le barrage d’Agua Zarca auquel Berta et le COPINH s’opposaient) a été arrêté le 2 mars 2018 et attend toujours d’être jugé. Il est accusé d’avoir fourni un soutien logistique et d’autres ressources à l’un des hommes de main déjà condamnés. C’est la première personne à faire l’objet de poursuites pour avoir « commandité » l’homicide de Berta Cáceres. Cependant, un rapport d’un groupe d’experts indépendants engagés par la famille affirme que d’autres personnes haut placées pourraient avoir eu connaissance de la préparation du crime ou pourraient y avoir participé.

Mis à jour le jeudi, 14 mars 2019