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Il faut réformer les forces de l'ordre américaines !

George Floyd était un homme noir. Il n’était pas armé. Il est mort aux États-Unis après que la police ait eu recours à une force injustifiée et excessive pour l’arrêter.

Après l’homicide de George Floyd, une vague de manifestations a déferlé sur les États-Unis et sur de nombreux autres pays pour réclamer la fin des violences et des homicides commis par la police, en particulier à l’encontre des personnes noires.

Aux États-Unis, les manifestant.e.s ont dû faire face à la répression policière et à la force excessive qu’ils et elles dénonçaient. Amnistie internationale a recueilli des informations sur des violations graves et généralisées des droits humains perpétrées par les forces de l'ordre au cours de manifestations contre le racisme. La police a ainsi eu recours à du gaz lacrymogène, à des balles en caoutchouc et à du gaz poivré pour réprimer des personnes qui manifestaient pacifiquement.

Malgré cette répression, des rassemblements s’organisent, aux États-Unis et dans le monde entier, pour réclamer le respect de la vie des personnes noires. Nous avons aujourd’hui une occasion historique de réclamer des changements aux États-Unis et de repenser la sécurité publique.

Il est temps de réformer les forces de l’ordre, signez avec nous.

COURRIEL

Monsieur Barr,

Je suis préoccupé.e car la vidéo du meurtre de George Floyd et la répression brutale des manifestations pacifiques démontrent une généralisation du recours à une force excessive par les forces de police aux États-Unis. Je vous demande de veiller à ce que les États-Unis mettent en place des réformes du système de maintien de l’ordre, afin de mettre un terme aux pratiques racistes et de faire cesser les violations des droits humains.

La police américaine commet des violations des droits humains dont la fréquence est révoltante, en particulier à l’encontre de minorités ethniques, au premier rang desquelles les personnes noires. Les familles noires des États-Unis sont aujourd’hui encore contraintes d’expliquer à leurs enfants comment survivre à une interaction avec la police, et de rappeler le nom de leurs proches qui n’ont pas pu rentrer à la maison.

Dans les semaines qui ont suivi l’homicide de George Floyd, Amnestie internationale a établi qu’à travers les États-Unis, des policiers ne respectaient pas les obligations qui sont les leurs en vertu du droit américain et du droit international, notamment celles de respecter et de faciliter l’exercice du droit à un rassemblement pacifique, ce qui exacerbe une situation déjà tendue et met en danger la vie des manifestant·e·s. Ville après ville, nous avons été témoins de scènes qui semblent s’apparenter à un recours excessif ou injustifié à la force.

Le décret pris le 16 juin 2020 par le président Donald Trump au sujet des forces de l’ordre revient à mettre un pansement sur une jambe de bois. Les demi-mesures sont insuffisantes : l’heure est venue de transformer les pratiques de maintien de l’ordre en profondeur.

Les États-Unis doivent établir des normes nationales afin d’encadrer l’usage de la force et de restreindre le recours à la force létale par la loi. Cela permettra de veiller à ce que les agents des forces de l’ordre qui franchissent ces limites rendent des comptes. Les agents des forces de l’ordre doivent respecter les droits humains de tou·te·s, y compris le droit de ne pas faire l'objet de discrimination, le droit à la sécurité et, surtout, le droit de survivre à une interaction avec les forces de l’ordre.

La mort de George Floyd a changé le monde, et tous les regards sont braqués sur les États-Unis. L’heure est venue de mettre en place des transformations profondes.

Veuillez agréer, Monsieur Barr, mes salutations sincères,