• Burundi

Écrire ça libère - Germain Rukuki

CONDAMNÉ À 32 ANS DE PRISON POUR AVOIR DÉFENDU LES DROITS HUMAINS

Un matin de 2017, Germain et sa femme, Emelyne Mupfasoni, ont été réveillés à l’aube par de lourds bruits de pas et des coups contre la porte. Des dizaines de membres des forces de sécurité avaient pénétré dans leur propriété. Emelyne devait accoucher quelques semaines plus tard de leur troisième enfant. 

Le mari et la femme, qui travaillaient tous les deux pour des ONG, ont été interrogés par des agents à leur domicile. Ces derniers ont arrêté Germain puis l’ont transféré à la prison de Ngozi, dans le nord du Burundi, où il est toujours détenu à ce jour. 

En 2018, Germain a été déclaré coupable de nombreuses accusations forgées de toutes pièces, notamment de « rébellion » et d’« atteinte à la sûreté de l’État ». Sa collaboration passée avec l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-Burundi) lui a été reprochée. L’ACAT-Burundi a été fermée en 2016, accusée de « ternir l’image du pays ». Mais l’un des éléments de « preuve » à charge produits pendant le procès était un courriel que 

Germain avait envoyé à l’association lorsqu’elle était encore autorisée. Germain a été condamné à 32 ans de prison. Il n’a jamais pu rencontrer son fils de trois ans.

« Pendant combien de temps mon mari doit-il supporter cette injustice ? » demande Emelyne.

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