• Afrique du Sud

Écrire ça libère - Popi Qwabe et Bonkega Phungula

LEURS MEURTRIERS DOIVENT ÊTRE TRADUITS EN JUSTICE

Un vendredi soir de 2017, Popi Qwabe et Bongeka Phungula s’apprêtaient à sortir, comme de nombreux autres jeunes d’une vingtaine d’années. Les deux amies s’étaient rencontrées pendant leurs études d’art dramatique, à Durban, dans le Kwazulu-Natal. 

À un moment de la soirée, elles ont hélé un taxi-minibus. On est sans nouvelles d’elles depuis lors. 

Après des recherches désespérées dans les hôpitaux et les postes de police, Mdu, le cousin de Bongeka, et Thembelihle, la sœur de Popi, ont découvert que Popi et Bongeka avaient été abattues puis abandonnées sur le bord d’une route. Elles ont peut-être aussi été violées. 

D’après les familles, la police n’a pas suffisamment enquêté sur ces meurtres. Un taxi où se trouvaient des taches de sang des jeunes femmes et leurs affaires a été retrouvé. Il semble que le sang ait été analysé, mais le département de médecine légale n’a jamais publié les résultats. Selon les familles, la police n’a pas relevé d’empreintes digitales ni tenté de localiser les téléphones des deux jeunes femmes. 

Deux chauffeurs de taxi ont été arrêtés. Ils étaient en possession d’objets appartenant aux deux femmes, notamment d’un téléphone portable et d’un rouge à lèvres, qu’ils ont affirmé avoir trouvé dans le taxi. Pourtant, la police a libéré ces hommes en invoquant un manque de preuves et l’affaire a été classée dans l’attente d’un complément d’enquête.

Trois ans après ces meurtres, aucune enquête approfondie n’a été menée.

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