FÉMINISME ET ANTIRACISME : INTERSECTIONS

Webinaire

10 Mars 2021 à 18h

L’expérience d’être une femme, tout comme l’experience du sexisme, ne sont pas vécues de manière universelle. Ces expériences sont façonnées par les divers marqueurs identitaires de chacune, les rapports de pouvoir et d’oppression qui en découlent, et notamment l’identité raciale. Par le passé, et même au présent, le mouvement féministe occidental a été critiqué pour son exclusion des perspectives et réalités des femmes autochtones et racisées tant dans la production des savoirs académiques que dans les sphères militantes. 


Lors de cette conférence, nos panélistes parleront de leur féminisme, des intersections fondamentales du féminisme avec l’antiracisme, et de la lutte au racisme systémique au Québec.

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Conférencières 

Melissa Mollen Dupuis

Idle No More et la Fondation David Suzuki

Melissa Mollen Dupuis est originaire d'Ekuanitshit sur la Côte-Nord. Après un long parcours professionnel durant lequel elle a partagé la richesse de sa culture innue au public, elle donne souffle en 2012, avec Widia Larivière, à la branche québécoise du mouvement Idle No More. En 2014, elle est nommée présidente du conseil d'administration du Wapikoni mobile et en 2017, elle reçoit le prix Ambassadeur de la Conscience d'Amnistie internationale aux côtés de cinq autres personnalités du mouvement des peuples autochtones du Canada et d'Alicia Keys. Depuis 2018, elle est responsable de la campagne Forêts menée par la Fondation David Suzuki.

Amel Zaazaa

Auteure, conférencière et formatrice

Passionnée par la justice sociale et particulièrement par les luttes féministes et antiracistes, elle a oeuvré dans plusieurs milieux communautaires et de défense des droits au Québec tels que la Ligue des droits et libertés, la Fédération des Femmes du Québec, le collectif Hoodstock, la Fondation Paroles de Femmes, Le Réseau Québécois de l’action communautaire autonome, le Regroupement d’aide et de luttes contre les agressions à caractère sexuel, Relais-Femmes et la Commission des Droits de la personne et de la jeunesse. Ces multiples implications lui ont permis de développer un savoir théorique et expérientiel ainsi qu’une analyse fine des défis que rencontrent plusieurs organisations québécoises en matière de justice raciale et de pratiques intersectionnelles. Depuis quelques années, elle se consacre à l’accompagnement et à la création d’outils de formations afin de soutenir les organismes et les institutions qui s’engagent dans des processus de changement.

Kharoll-Ann Souffrant

Doctorante en travail social à l’Université d’Ottawa

Née à Montréal et d’origine haïtienne, Kharoll-Ann Souffrant est travailleuse sociale, conférencière, étudiante au doctorat en service social à l’Université d’Ottawa et boursière Vanier. Elle se spécialise sur les mouvements sociaux contre la culture du viol nés sur le web, l'analyse critique des discours médiatiques, et les violences commises à l'endroit des femmes noires dans le Québec francophone. Elle est chroniqueuse pour la revue À Babord et Ricochet Média. Elle rédige actuellement son premier livre-essai à paraître en 2021 avec les Éditions du remue-ménage. Pour son engagement, Kharoll-Ann Souffrant a reçu de nombreux prix. Elle a récemment été sélectionnée comme boursière 2020 pour les personnes d'ascendance africaine par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'Homme, dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine (2015-2024) décrétée par l'ONU.