Évènements

30e anniversaire du massacre de Tiananmen

Date 
mardi, 4 juin 2019
Heure 
10h jusqu'à 16h.
Lieu de l'événement 

Place Sun Yat Sen, angle Clark et La Gauchetière, dans le Quartier chinois, à Montréal.

Trente ans après Tiananmen : la tache indélébile sur l’histoire de la Chine : C’est l’un des moments les plus emblématiques de la lutte pour la liberté dans l’histoire récente.

Un homme seul, tenant un sac plastique dans chaque main, se dresse défiant face à une file de puissants chars près de la monumentale place Tiananmen, à Pékin.

Puis, alors que les caméras immortalisent ce moment qui sera diffusé dans le monde entier, il lève sa main droite pour faire signe aux chars de s’arrêter. Et, pendant un court instant, ils le font.

Ce qui a rendu l’acte de résistance de cet homme d’autant plus remarquable est l’horreur dont le monde avait été témoin la veille.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, des chars chinois ont été déployés sur la place Tiananmen pour réprimer violemment un mouvement sans précédent en faveur de la démocratie.

Des centaines, si ce n’est des milliers, de personnes ont été tuées lorsque l’armée a ouvert le feu sur les étudiants et les travailleurs qui demandaient depuis plusieurs semaines des réformes politiques.

Les chiffres exacts restent inconnus, car trente ans après les faits, les autorités chinoises continuent de tout faire pour empêcher les gens de poser des questions sur ces événements, ou même d’en parler.

Nous serons présents dans le quartier chinois de Montréal pour souligner cet anniversaire et rappeler les événements que la Chine voudrait effacer des livres d'histoire.

Amnistie internationale appelle les autorités chinoises à :

  • reconnaître publiquement les atteintes aux droits humains commises et fournir la liste des victimes ;
  • ouvrir une enquête transparente et indépendante sur la répression et amener les responsables présumés à rendre des comptes ;
  • accorder des réparations aux victimes de la répression de 1989 et à leurs familles ;
  • cesser de harceler et de poursuivre en justice les personnes qui commémorent la répression de 1989 et qui en parlent.

Plus d'informations : lire notre communiqué