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Guatemala

Les droits humains menacés par les activités minières

Une femme du camp de résistance de La Puya plaide pour le retrait de la police.
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Du 23/01/2015 au 30/04/2015

Amnistie internationale dénonce les lacunes dans la protection des communautés touchées par des projets miniers. Le projet de loi présenté par le gouvernement guatémaltèque ne répond pas aux inquiétudes partagées par les communautés autochtones et rurales quant à l’absence de consultation, et comporte des dispositions susceptibles d’exacerber les tensions existantes.

« Le projet de loi esquive les préoccupations de la population locale. Il ne remédie en aucune façon au problème de la consultation. S’il est promulgué, la principale conséquence sera que les opinions et les inquiétudes des communautés continueront d’être ignorées. Le gouvernement passe à côté d’une importante occasion », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnistie internationale.

Le projet de réforme de la loi concernant l’extraction minière, élaboré en 2012, est actuellement examiné par le Congrès. Toutefois, il va reproduire les failles actuelles, notamment le délai de 10 jours pour contester les demandes de licence, qui aggrave le problème d’absence de consultation.

Les tensions résultant de l’absence de procédure équitable et de véritable consultation ont déjà débouché sur des affrontements violents, avec des heurts opposant les manifestants aux gardes de sécurité et aux policiers sur le site minier prévu.

Autres informations 

Les grandes entreprises actuellement implantées au Guatemala sont pour la plupart des filiales d’entreprises canadiennes.

Le Guatemala continue de se battre pour faire face aux atteintes aux droits humains commises par le passé durant le conflit armé interne (1960-1996). On estime à 200 000 le nombre de personnes tuées, parmi lesquelles 40 000 victimes de disparitions forcées.

Aujourd’hui, les peuples indigènes demeurent marginalisés, d’un point de vue économique et social. La propriété foncière est un grave problème et les communautés indigènes sont les principales victimes des fortes inégalités en matière de répartition des terres.

Au Guatemala, environ 30 % de la population vit dans une extrême pauvreté.

Pour plus d'information, lisez le rapport d'Amnistie : Activités minières au Guatemala : les droits humains menacés

Mis à jour le vendredi, 5 février 2016